Un week-end de novembre : On a testé le camping-car :)

Cela fait quelques temps que ça nous travaille. On voyage pas mal avec le Toy, on l’a équipé : eau courante, gazinière, tiroirs avec tout le nécessaire pour être en autonomie, on a même une tente-toilettes, c’est dire. Tout, sauf le couchage, nous n’arrivons pas à nous résoudre à dormir dans le Toy, notre embonpoint à tous les deux nous démotivant 😉

Alors on se disait qu’il faut qu’on essaye le camping-car, van, bref tout engin qui nous permettrait le couchage.

Cette semaine, voyant que l’été indien se poursuit, ça fait tilt : « On loue et on part 3 jours ? » Leon accepte avec empressement, tant qu’il s’agit d’aller vadrouiller, il a plus de motivation que pour peindre les volets ! 😀😀😀😀😕 

Nous avions déjà repéré qu’un habitant d’Argentine louait le sien, ça sera plus simple : on lui réserve.

Ça, c’est pour expliquer qu’on a paré au plus pratique.

Léon le récupère vendredi matin et je le vois arriver : le truc est énorme !!!!! Salon, cuisine, douche et toilettes séparées et une vraie chambre avec un lit double normal et de la place de chaque côté pour passer. Plus une soute arrière…..  Beaucoup plus grand que ce que l’on imaginait. Mais scout toujours, on charge, on part.

Et où on va ? Ah oui, dans des Hautes-Alpes, vallée de la Clarée, col de l’Izoard. En passant par le Glandon car le Galibier est fermé. On a vérifié.

Lesson 1 : Vérifier tout : car, arrivés en bas du Glandon, on se rend compte que la largeur maxi autorisée (cause travaux) est de 2 mètres, après contrôle, nous on fait 2,30 mètres. 😧🙄

Leon se gare sur un parking à la perpendiculaire de la chaussée, le temps de réfléchir. Je lui fais remarquer : Es-tu conscient qu’on dépasse jusqu’au milieu de la chaussée ? Oups !

Demi tour 🥴

Bon alors, on fait quoi ? Pas envie de faire le grand tour par Grenoble alors c’est mon appli météo qui nous guide : ça va être dégagé en Haute-Savoie (bin oui, le matériel photo et le matériel astro sont du voyage… Tiens donc…)

Et si on allait au Semnoz ?

C’ est ce que nous avons fait fait et nous n’avons pas regretté : une vue à 360 degrés absolument superbe, pas grand monde et quelques collègues en camping car à côté desquels se garer. 🤓😜🤭

Que je vous dise : Léon il fait les choses à fond, donc maintenant quand on croise un camping car, il fait coucou, et les autres répondent, comme en moto, quoi. Et moi je suis hilare 😉

NDL : Quand on me dit « bonjour », je réponds, comme tous les garçons bien élevés 🙂

Le Semnoz, c’est magique, un des plus beaux spots de la région. Comme nous sommes en inversion de température, là-haut il fait grand beau, superbe soleil chaud et en bas, c’est le brouillard : Jouissif ! ! ! (en passant, nous sommes rentrés, et j’écris cet article à la maison donc sous la couche nuageuse, avec une furieuse envie de repartir).

Au petit matin, nous profitons du joli soleil matinal, et cherchons notre nouveau spot. Leon le racontera, mais nous ne pouvons pas aller partout : la route d’accès large est obligatoire.

Et le col de Joux-Plane, tu crois qu’on passe ? Tu parles, pas intéressée ;), c’est un des plus beaux spots sur le Mont Blanc de Haute-Savoie.

Nous voici donc arrivés à notre spot numéro deux. Qui tient ses promesses car la vue est époustouflante.

Comme au Semnoz, il fait beau et bon malgré les 1700 mètres d’altitude, d’ailleurs il ne gèlera pas, ou si peu (de très légères traces).

Je passe la main à mon petit mari, pour la suite de ce compte-rendu qui était un essai. En tous cas pour ma part, cela m’a permis d’aller dormir dans des endroits improbables, avec du confort et même pas froid 😉

Et le Leon reprend la plume. Comme le dit si bien Isa, dormir dans le Toy n’est pas possible pour nous rapport à… comment dire… les rhumatismes. Voilà. Bah quoi ?

Bref, il faut un engin plus confortable, dans lequel il est possible de se tenir debout, avec des toilettes et un lit permettant à l’un comme à l’autre de se lever sans perturber le sommeil de l’autre. Il existe plusieurs modèles de camping-car, du van type combi Volkswagen au paquebot intégral. En cherchant un truc à louer pas trop cher et pas trop loin de chez nous, nous tiltons sur un profilé à 200 mètres de chez nous !

La visite de prise en main dure plus d’une heure et demie car il faut apprendre à utiliser les toilettes à cassette (voir plus loin), le chauffage, l’eau chaude, le verrouillage des portes internes, les sièges pivotants, la couverture du pare-brise, l’évier et son écoulement, les cales de mise-à-niveau, les fenêtres avec leurs moustiquaires et leurs volets, le réchaud à gaz 3 feux, le frigo et son congélateur sans oublier le compartiment bouteilles et tout ça sans oublier les consignes de conduite (largeur, hauteur, longueur et porte-à-faux arrière, la boite auto), je dois en oublier ! Heureusement, la loueuse est sympa et tout se passe bien.

Retour à la maison (200 mètres, nan mais t’y crois toi ?) et chargement en vrac : 2 PC portables et accessoires, appareils photo (pas pu compter le nombre), le matériel astro, les pieds photo et astro, la nourriture, les fringues, quelques livres, trousses de toilette, PQ, cartes routières, comme d’habitude nous partons pour 2 jours pouvant possiblement tenir sur 15 jours. Nous ne savons pas faire plus léger 🙁

Premier enseignement : Il y a plein de rangements incompatibles avec nos caisses prévues pour le Toy. Il faut prévoir des boites plus petites pour ranger dans le gros camping-car.

Ensuite, on part pour le Col du Glandon. A sainte-Etienne-de-Cuines, un panneau lumineux nous indique des travaux sur la route du col avec interdiction au plus de 3,5 T mais aussi au plus de 2 mètres de large. Avec nos 2,33 m de large, ça ne le fait pas. Je me gare sur la place de parking sans me poser la question « y a-t-il assez de place ? ». La réponse aurait été d’une simplicité déconcertante : Ca dépend, ça dépasse. Longueur du monstre : 7,35 mètres ! Une fois et demi la longueur d’un véhicule normal !

On se fait quand même le col de Tamié, histoire de voir comment se comporte cette grosse Bertha dans les cols. Pas de souci avec la puissance, les 170 CV font le boulot. Par contre, les virages serrés se prennent lentement à cause du ballant et surtout les trajectoires doivent être réfléchies : le porte-a-faux arrière nécessite de les prendre large ! Clairement, ce monstre n’est pas à l’aise sur ces petites routes que nous affectionnons ! Et on fait chier tout le monde…

La montée sur le Semnoz à partir d’Annecy se fait sans souci et l’on s’y pose juste devant la prairie en pente douce. Nous sommes au-dessus des nuages avec une vue à 360 degrés. La vue du Mont-Blanc et des Aiguilles d’Arves mauriennaises sur un seul plan, c’est grandiose ! Et il ne fait pas froid ! La nuit sera paisible, tout comme le réveil : 8 heures du matin, en tee-shirt mi-novembre à 1700 mètres et une vue superbe ! Magique ! La deuxième nuit à Joux-Plane sera tout aussi merveilleuse. Oui, c’est l’attrait du camping-car, celle de pouvoir se poser où l’on veut et quand on veut. Bon, nous sommes en hiver et il n’y a pas foule. L’été, joker.

Bon, la vie dans la gueule du monstre est plus folklorique. Cà à l’air grand mais c’est une fake-news. Voilà une vue de l’organisation du monstre :

Tu cherches toujours où tu as posé ton PC portable, ton bouquin, ta brosse à dents bref, mais où est donc Ornicar ? D’ailleurs, voici une visite en vidéo de l’intérieur de Mobby Dick.

Coté technique, c’est une usine à gaz. Chauffage par un webasto connecté sur le réservoir de gasoil avec une consommation d’un litre par jour. L’eau est chauffée par un chauffe-eau à gaz permettant de faire la vaisselle, de se doucher et même de réchauffer le réservoir d’eaux grises. Il y a une réserve 120 litres d’eau, suffisante pour tenir plusieurs jours***. Le gaz sert également au réchaud 3 feux.

La location se termine et je dois rendre le véhicule à sa propriétaire. Mais avant, il faut vidanger les eaux grises (qui se sont écoulées des éviers) et les eaux noires (qui sont issues de la cuvette des toilettes). Aucun souci avec les eaux grises, une tirette sous le véhicule et ça coule. Quand ça coule plus, on repousse la tirette et c’est tout. Par contre, la boitacaca… Il y a une manipulation pas si simple quand tu le fais pour la première fois mais ça ne sent pas énormément (c’est dû au produit chimique que tu dois mettre après la vidange et qui permet une vidange liquide). Moi, j’ai merdé, il y en avait partout !

La synthèse de cet essai plein d’enseignements ? Le concept est intéressant mais l’outil nous est totalement inapproprié. Nous avons maintenant l’habitude de voyager avec le Toy. Ce 4×4 permet d’aller partout sans se poser de questions : Oh le joli chemin ! Allez on y va ! Et ça passe. Avec le profilé testé, il est hors de question d’emprunter le moindre chemin de terre. D’autre part, sa longueur et sa largeur font que les petites routes nous sont inaccessibles. Alors que reste-t-il ? La taille d’un van me parait également inadaptée pour bénéficier d’un lit permettant à l’un comme à l’autre de se lever sans perturber le sommeil de l’autre, de se tenir debout et avec des toilettes. Par contre, ce qui semble convenir serait le fourgon : deux petits mètres de plus en longueur que le Toy pour une largeur identique et il existe des versions 4×4. Yapuka louer un véhicule de ce type. Chic, une nouvelle virée en perspective 🙂

*** (Isa à nouveau) : je ne peux résister à vous conter que M’sieur Léon il n’a jamais réussi à mettre l’eau chaude en route. Donc pas de vaisselle, pas de douche possible, on a été acheter vite fait des lingettes, histoire que l’intérieur de la grosse Berta reste vivable. 🙂 et la vaisselle s’est faite à la maison, au retour, avant de rendre le bouzin. Mais on s’ennuierait si on n’avait pas ces anecdotes, Merci Léon de ton investissement dans nos divertissements 🙂

NDL : Sissi, le chauffe-eau fonctionnait mais uniquement pour réchauffer le réservoir d’eaux grises. Oui bon, ça va 🙂