29 Mai  – Jusque à Marceddi

Pas beaucoup de kms à faire pour cette étape de transition que nous avons commencé sous un ciel gris et terminé sous des trombes d’eau ! 

Nous avons pris la route panoramique d’Alghero à Bosa. Cette route est superbe et vraiment à ne pas louper.

Bosa est une très jolie ville colorée (d’ailleurs dans la région, beaucoup de maisons sont peintes de représentations de la vie courante ou religieuse), nous ne sommes pas restés, il y avait trop de monde et un centre-ville inaccessible (comme souvent les centres villes italiens).

Arrivés par hasard à Santa Caterina di Pittinuri, pour essayer de manger, nous avisons un petit restaurant de bord de plage sans prétention. Ils nous proposent du poisson, nous n’avons pas regretté ! Une dorade, un mulet, des langoustines, du poulpe et une assiette de légumes locaux assaisonnés, une tuerie !

La suite de la route s’est faite sous des pluies orageuses, et nous sommes bien arrivés par un chemin de terre à notre village de pêcheur, dans notre location de bord de port, une petite maisonnette toute équipée, vraiment sympa. Mais il nous est annoncé trois jours de pluie, alors…. Ça ne va pas être facile. C’est vraiment dommage, cet endroit doit regorger d’une faune très intéressante, nous avons d’ailleurs vu un gros regroupement de flamands tout près. On voit pas mal d’affuts sur les abords des routes, cela promet ????

28 Mai – Stintino / Baie del Asinara – 2°épisode

Il y a 3 jours, nous voulions donc louer un bateau, assez grand mais pas trop. Nous en trouvons sur le site Click&Boat, siège double au niveau du pilote, GPS, sondeur, gilets pour tout le monde, bref tout ce qu’il faut pour être sécure. Oui mais voilà, Isa est un peu souffrante, donc on reporte pour dimanche. Bah oui mais le bateau choisi n’est plus libre, le loueur nous en propose un autre plus petit et moins cher pour une journée. Ah bah non plus, on choisi donc un dispo : 6.20 m avec un moteur 4 temps de 40 CV. Ca ira.

Ca ne va pas tout à fait, pas de GPS, pas de sondeur, pas de gilet, juste une bouée. Bon, vu la météo et la mer plate, ça devrait le faire. Et le mec de nous faire des recommandations sur une carte genre carte routière, ici pas moins de 400 mètres de la côte, là ce sera 100 m, et puis là 300 m et encore là 30 m et enfin ici, pas moins de 70 mètres. Prise en main de l’engin et de la carte.

En Sardaigne, ils appellent « ça » une carte marine…

Et nous voilà parti, Isa n’est pas très à l’aise mais dans le port, il y a du trafic, un bateau nous double, un autre entre dans le port, un coup à droite, un coup à gauche, Isa est de moins en moins à l’aise. La sortie du port approche, les vaguelettes se creusent, « surtout tu n’accélères pas ! » et on reste aux 3 nœuds réglementaires, Isa est crispée et décrète « ramène-moi au port ! ». Ce qui fut fait illico presto, Italie oblige.

Je passe par décence sur la remontée sur le quai…

Mais Isa me renvoie à ma chère patrie : la mer (c’n’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme… ). Et je pars, cheveux aux vents, pas d’Embrun car nous sommes en Sardaigne (vous l’avez celle-là ?). La mer est belle, l’eau est transparente, on est dans les Caraïbes !

En continuant entre le Cap Falcone et l’ile Piana tout en faisant attention aux nageurs, je redescends vers le sud, vers les falaises.

Je n’ai pas osé m’aventurer dans la grotte, même si je m’en suis bien approché mais tout seul, sans connaitre le bateau, on va pas faire le con.

Et je remonte tranquille vers l’ile d’Asinara et sa zone protégée car parc naturel. La Gauardia Costa fait le guet et n’hésite pas à mettre des amendes plutôt salées (de 1000 à 5000 euros !) si l’on passe la ligne rouge (revoir la carte). Donc me voilà entre l’ile Piana et l’Asinara, moteur au ralenti et je fais des photos de la vielle tour.

MAIS, je me suis un peu trop rapproché de l’ile Piana pour ne pas risquer l’amende et l’embase du moteur (celle qui protège l’hélice) a délicatement frotté sur les rochers situés à 60 cm sous l’eau. Pas grave mais quand même, ça a touché. Pas glop.

Afin de vérifier les dégâts, je vais vers le large à petite vitesse, pas de vibration anormale, je stoppe le bateau, moteur à l’arrêt et je le remonte, histoire de regarder de plus près ce qui a frotté. Il y a une trace, oui. Pas grave mais il y a une trace. Je redescends le moteur et… impossible de le remettre en marche. Impossible. Je suis au milieu de la mer, à plusieurs miles du port et le moteur est en panne ! ! ! Après plusieurs essais (minutes) et tests en tous genres, il redémarre. Bah oui, au point mort, ça démarre mieux ! Andouille !

Retour au port après la virée, le loueur me décompte la réparation, bon, normal.

Mais ce fut une chouette après-midi. J’adore la mer, être en mer. C’est pour moi comme être dans le désert : au milieu d’une immensité de nature et se sentir vivant, responsable de ses actes. Toujours de grands moments.

Synthèse : En France, nous avons des cartes marines détaillées, des équipements de sécurité obligatoires et présents car contrôlés régulièrement par les autorité marines. Les bancs de sables, les rochers et autres dangers sont signalés par des bouées dont la couleur et la forme indiquent où est le danger et par où l’on doit passer, un chenal est également matérialisé mais ici en Sardaigne, rien, que dalle, démerde-toi.

Signé : Capitaine Fracasse 🙂

PS : y’ma piqué mon pseudo, mais c’est pas Isa qui écrit 😉

28 Mai – Stintino / Baie del Asinara

Dans tous les guides touristiques sardes, il est écrit que les plages de Stintino sont parmi les plus belles de Sardaigne. Nous confirmons : un Panorama exceptionnel et des eaux turquoises. On est projetés dans les Caraïbes en quelques secondes.

Superbe, non ?

Pour fêter ces jolies eaux, nous avions loué un bateau. Ça ne s’est pas fait tout seul, on a eu du mal à trouver, puis le loueur nous a changé de bateau une fois, deux fois, trois fois. Je l’écris car cela a une implication : nous ne sommes pas partis avec le bateau choisi.

le Capt’ain Léon à la barre :

et une Isa tremblante, qui voulait un gilet de sauvetage et il n’y en avait pas. (je regrette sacrément de ne pas avoir acheté ce gilet chez Décathlon).

Quand nous sommes arrivés en mer, j’ai paniqué et j’ai eu droit à un rapatriement au port. illico presto 🙂 J’ai renvoyé l’aventurier tout seul, le pauvre.

Je termine là mon récit, car l’aventure à une suite, que je n’ai pas vécue et dont je propose à mon petit mari de reprendre le clavier pour un épisode suivant. 🙂

27 Mai – Alghero

Alghero est la grande ville la plus proche du parc Naturel ou nous sommes installés.

Nous y avions fait plusieurs incursions pour quelques courses, mais ce jour, nous avons pris le temps d’y flâner un peu. Cela nous a permis de comprendre, notamment, pourquoi on nous parlait avec des mots espagnols (c’était surprenant, mais bon). Cette ville a été conquise en 1354 par le royaume d’Aragon, elle a changé plusieurs fois de mains au cours de l’histoire. Même la Savoie en prit le contrôle en 1720 !!!

Mais la plupart de la population, y compris actuelle, a des origines catalanes, à tel point que le Catalan est toujours la langue officielle de la ville ! ! ! c’était tout à fait normal qu’on nous glisse des mots espagnols dans les échanges verbaux.

C’est une belle ville fortifiée, TRÈS touristique, mais sympa et vivante.

Le territoire d’Alghero a été peuplé depuis environ 6000 ans avant JC.

Nous avons visité une petite nécropole avec des vestiges de -4800 ans.

Pour bien finir la journée il fallait le petit tour en bord de mer. 🙂

Demain est un grand jour !!! (à suivre……)

Retour sur les roches

Un petit retour sur la Costa Smeralda est ses roches si particulières qui se prêtent fort bien à un jeu dont je raffole : la Paréidolie.

La côte et l’arrière-pays sont remplis de rochers de granit aux formes si bizarres, qui ont été érodés par le vent, les intempéries, parfois on y voit des formes connues :

Un écureuil, à droite
et l’ours sur la colline, vous le voyez ?
Le profil d’un chimpanzé.

Il faut avoir de l’imagination :

Pour preuve j’ai même reconnu la tour Eiffel 🙂

NDL : Elle a aussi un peu de fièvre.

PS : NDL = Note Du Leon

26 Mai – le parco naturale regionale di Porto Conte

Nous sommes retournés sur quelques spots sympas repérés hier, sous le soleil cette fois 😉

La plage de Torre de Porticciollo, à deux pas de notre logement. Très bel endroit. D’ailleurs, on va y retourner ce soir pour un pique-nique au soleil couchant et les appareils photos y seront en batterie.
Des eaux cristallines (mais encore un peu froides) NDT : Un peu froide dit-elle ! Carrément glaciale, oui ! 18 degrés ! ! ! L’escargot restera dans sa coquille, nan mais !
Jolie vue depuis le parc régional.

Et puis nous avons passé pas mal de temps à essayer de louer un bateau (j’ai mon capitaine perso), mais voila, ici c’est encore « l’hiver »**** et ce genre d’activité n’a pas démarré. Ça va être difficile….

**** dixit un local auquel je demandais s’il louait ses bateaux. Entre 25 et 30° en journée, nous on met la clim, les locaux ont encore leur veste/pull sur le dos 😉 Et sur les plages, toujours pas encombrées, seules quelques personnes osent s’aventurer dans l’eau.

Retour sur le coucher du Soleil

Hier soir, en développant mes photos, j’ai cru avoir des poussières sur le capteur…. en y regardant de plus près, non, c’était autre chose : J’ai eu la chance de photographier des taches solaires de manière totalement fortuite ! la chance ! J’ai pu voir d’autres photos sur le net de collègues ayant constaté le même phénomène. Pour info les taches solaires viennent de zones plus froides sur la surface du soleil.

Photo d’hier soir agrandie :

La tâche que l’on voit en bas représente plusieurs fois la surface de la terre ! (wikipédia sera votre ami pour une meilleure compréhension de ce phénomène)

24 Mai – on traîne

C’est aussi cela les vacances, trainer sans trop rien faire, profiter du paysage. Demain nous partons sur la côte ouest vers Porto conte. (A moi les jolis couchers de soleil ? même pas sur, la météo pour demain n’est pas fameuse)

En passant, je me pose des questions, l’année dernière l’Irlande ou nous n’avons pas ou presque pas eu de pluie. Cette année la Sardaigne est arrosée comme jamais….. y’a un truc qui cloche ? 🙂

J’ai refait le panorama de la vue vers Maddalena, c’est mieux je trouve 😉