3 Juin – Monastir / Cagliari

Une petite incursion à Cagliari, trop courte à mon gout, cette ville semble superbe et mérite surement qu’on s’y attarde. Mais nous devons être demain soir à Orosei, alors…. on ne peut être partout ! On a réussi à se garer difficilement, on s’est perdus dans les sens uniques, les ZTL, les travaux qui mettent le GPS à mal. Mais j’ai très envie d’y retourner !

Si quelqu’un reconnait ses superbes arbres couleur lilas, je suis preneuse, je ne connais pas, c’est super joli !

Le matin nous avons passé quelques temps dans une mine désaffectée, cela fera l’objet d’un post spécial à notre retour, car nous avons vu tout au long de notre parcours ces mines qui ne fonctionnent plus, il y en a plusieurs, nous ferons une page spéciale après quelques recherches.

Un petit cliché de cette fleur qui embaume tellement l’atmosphère, on la trouve partout : le Jasmin !

parfois des haies de jasmin sont plantées au bord des routes, un bonheur olfactif !

Passons du coq à l’âne. Peu après Cagliari, direction Sarroch, des km et des km d’usines moches et surement très polluantes. Je ne mets qu’une photo, vous imaginez le décor.

Mais ce que Gérard m’a signalé et qui m’a retourné pour la soirée, c’est la couleur de la mer autour de ces complexes chimiques. Elle est noire. vraiment noire. dégueu. 🙁

2 Juin – Calasetta / capo Malfatano

C’est encore sous une journée mitigée que nous avons été nous promener au sud, au cap Malfatano.

Le paysage est magnifique, les photos ne rendent pas grand chose pour cause de ciel, soit laiteux, soit orageux ! d’ailleurs les orages nous ont encore tourné autour cette journée, mais sans nous atteindre 😉

mais le coucher de soleil était encore une fois magnifique ! j’en croque car privée le reste de l’année par nos montagnes 😉

Ces photos ont été prises avec deux appareils, deux objectifs, et des réglages différents.

Demain nous ferons étape à Monastir (non non pas en Tunisie) avant d’entamer notre remontée avec un passage par Orosei.

(rajout, j’avais oublié les basses besognes de la journée…. il en faut….)

Note du Léon: D’ailleurs. On va s’y mettre à quatre mains car, enfin z’allez voir. Donc, nous devions laver notre linge sale. En famille, cela va de soi. Bref, il faut trouver un lavomatic en libre-service. Ça tombe bien, il y en a un dans la ville d’à coté, Sant’ Antiocio. Et pour trouver l’adresse, rien de mieux que le GPS.

Léon : Isa, tu peux programmer l’adresse s’il-te-plait ?

Isa : C’est tout droit.

Léon : Et là, c’est à droite ou à gauche ?

Isa En mode silencieux : (Chuis perdue… )

Isa : Va à droite…

Léon : Dans la p’tite rue ?

Isa en mode silencieux : (Mais qu’est-ce qu’il me veut ? )

Isa : Le GPS a changé.

Léon : Oui, ça arrive que le GPS décroche.

Isa en mode silencieux : (J’peux pas lui dire que je m’endors, il va m’engueuler ! )

Isa : Oui, dans la p’tite rue…

Léon : Encore ? T’es sure de toi ?

Tiens, là qu’on y est dans les basses besognes de la nuit : J’ai été réveillé par un coup de polochon sur la tronche au milieu de la nuit ! Mais pourquoi, monde cruel ? ? ?

Isa (qui reprend la main) : j’explique pour une meilleure compréhension, je suis fatiguée, crevée. Par la dessus, je suis arrivée en Sardaigne avec une bronchite carabinée, mal soignée par mon toubib. On rajoute une tourista deux jours après l’arrivée, un furoncle sorti d’on ne sait ou, et aussi, parlons-en, un mari qui se transforme en bête rugissante les soirs de non pleine lune (soit environ 27 nuits sur 28).

Je dormais mal depuis des années, mais la c’est le summum. alors en journée, je me retrouve à faire plein de micros-siestes involontaires, depuis le début de ces vacances c’est presque tous les jours pendant une à deux heures. C’est hyper pénible.

Mais ce que Léon n’avait pas vu, c’est que pendant que je faisais le guidage, je dormais entre deux rues, je me réveillais en sursaut, et je n’osais pas lui dire pensant qu’il allait râler 🙂

On a fait plusieurs fois le tour de la ville 🙂 🙂 🙂

Le coup du polochon ? bien, en pleine nuit, excédée par la bête allongée à mes cotés, je lui ai balancé mon oreiller, j’avoue que j’ai du me retenir pour ne pas le maintenir sur sa tête. 🙂 🙂 🙂

Vous savez quoi ? ça a bien fonctionné, cette nuit la je ne l’ai plus entendu !!!!

😉

1er Juin – Calasetta

Il était encore annoncé des orages, et le ciel a été menaçant, voir parfois très menaçant, à partir de la fin de matinée.

Nous avons eu du beau soleil le matin, qui nous a permis de faire le tour de la presque-Ile.

Tout en surveillant le ciel du coin de l’œil, il y avait du spectacle aussi par la !

Du coup, on a pas eu d’orages, ils ne sont pas passés loin, mais pas au dessus de nous 😉

31 mai – cote sud ouest – Calasetta

Ce qui devait arriver arriva : Ce matin, la salle de bains était de nouveau inondée, de l’eau jusque dans le couloir. J’entends encore les conseils de l’hôpital me disant « faites attention dans ces pays, les normes électriques sont douteuses ». Effectivement dans cette charmante maison de pêcheurs, les fils étaient torsadés en coton, couraient sur les murs, j’avoue qu’avec les pieds mouillés je n’en menais pas large.

Gérard n’en a presque pas dormi, le pauvre. Alors ce matin, on a fait nos bagages et nous sommes partis en avance. Ce n’est que la deuxième fois sur ce voyage ;). Nous avons pris contact avec l’hôtel suivant et ils ont pu nous accueillir avec un jour d’avance.

Bien nous en a pris, nous sommes super bien logés, une chambre avec balcon vue sur la mer, une grande chambre, avec une grande salle de bains ! YEAH !!!!! sur la presqu’ile de Sant’Antioco. C’est tout calme, on a une super vue.

Vue de notre hôtel.

Pour arriver ici, nous avons longé la coté depuis Marccedi et nous avons découvert des coins charmants. Nous sommes bien loin des cotes très touristiques du nord. Comment c’était joli ! ! !

Par chance, avec le soleil ce matin. Moins de chance dans l’après-midi avec des énormes orages.

Ce matin, enfin une vue ensoleillée du port de Marceddi. (je n’ai jamais réussi une photo ou la mer se démarque du ciel….)

Le temps a tourné très rapidement à l’orage, qui a duré quasiment tout l’après-midi. Il tombait des trombes.

Ce soir un joli coucher de soleil depuis l’hôtel, trop chouette.

La petite dernière de la journée : un alignement de Vénus avec le phare de Calasetta 🙂 pas pu résister !

30 Mai – Capo S marco / pointe de Sinis

La météo, toujours maussade mais ça pourrait être pire (cf les trombes d’hier) nous a permis une jolie promenade sur les bords de mer. Tiens d’ailleurs, moi qui était persuadée voir des jolis orages en plaines, et bien que nenni, le ciel devient tout noir, le tonnerre gronde mais y’a pas d’éclairs hehere (Charlelie Couture tm). pas de photos d’orages donc 😉

Plusieurs arrêts safari, les marais étant habités par une bien jolie faune !

superbes volatiles !

Les bords de mer, bien plus sauvages et tranquilles que plus haut dans le nord, sont accessibles sur de longues distances avec le 4×4 par une multitude de chemins. On a en a bien profité, c’était vraiment sympa.

L’église catholique la plus ancienne de Sardaigne

Je la mets en photo, il est possible que nous nous sauvions demain : nous sommes rentrés ce soir de balade et la salle de bains était inondée. La propriétaire nous a demandé de couper l’eau et d’attendre demain sa visite avec le plombier. Cool pour les vacances. Un bel air de poisse cette année….

à suivre 😉

29 Mai  – Jusque à Marceddi

Pas beaucoup de kms à faire pour cette étape de transition que nous avons commencé sous un ciel gris et terminé sous des trombes d’eau ! 

Nous avons pris la route panoramique d’Alghero à Bosa. Cette route est superbe et vraiment à ne pas louper.

Bosa est une très jolie ville colorée (d’ailleurs dans la région, beaucoup de maisons sont peintes de représentations de la vie courante ou religieuse), nous ne sommes pas restés, il y avait trop de monde et un centre-ville inaccessible (comme souvent les centres villes italiens).

Arrivés par hasard à Santa Caterina di Pittinuri, pour essayer de manger, nous avisons un petit restaurant de bord de plage sans prétention. Ils nous proposent du poisson, nous n’avons pas regretté ! Une dorade, un mulet, des langoustines, du poulpe et une assiette de légumes locaux assaisonnés, une tuerie !

La suite de la route s’est faite sous des pluies orageuses, et nous sommes bien arrivés par un chemin de terre à notre village de pêcheur, dans notre location de bord de port, une petite maisonnette toute équipée, vraiment sympa. Mais il nous est annoncé trois jours de pluie, alors…. Ça ne va pas être facile. C’est vraiment dommage, cet endroit doit regorger d’une faune très intéressante, nous avons d’ailleurs vu un gros regroupement de flamands tout près. On voit pas mal d’affuts sur les abords des routes, cela promet ????

28 Mai – Stintino / Baie del Asinara – 2°épisode

Il y a 3 jours, nous voulions donc louer un bateau, assez grand mais pas trop. Nous en trouvons sur le site Click&Boat, siège double au niveau du pilote, GPS, sondeur, gilets pour tout le monde, bref tout ce qu’il faut pour être sécure. Oui mais voilà, Isa est un peu souffrante, donc on reporte pour dimanche. Bah oui mais le bateau choisi n’est plus libre, le loueur nous en propose un autre plus petit et moins cher pour une journée. Ah bah non plus, on choisi donc un dispo : 6.20 m avec un moteur 4 temps de 40 CV. Ca ira.

Ca ne va pas tout à fait, pas de GPS, pas de sondeur, pas de gilet, juste une bouée. Bon, vu la météo et la mer plate, ça devrait le faire. Et le mec de nous faire des recommandations sur une carte genre carte routière, ici pas moins de 400 mètres de la côte, là ce sera 100 m, et puis là 300 m et encore là 30 m et enfin ici, pas moins de 70 mètres. Prise en main de l’engin et de la carte.

En Sardaigne, ils appellent « ça » une carte marine…

Et nous voilà parti, Isa n’est pas très à l’aise mais dans le port, il y a du trafic, un bateau nous double, un autre entre dans le port, un coup à droite, un coup à gauche, Isa est de moins en moins à l’aise. La sortie du port approche, les vaguelettes se creusent, « surtout tu n’accélères pas ! » et on reste aux 3 nœuds réglementaires, Isa est crispée et décrète « ramène-moi au port ! ». Ce qui fut fait illico presto, Italie oblige.

Je passe par décence sur la remontée sur le quai…

Mais Isa me renvoie à ma chère patrie : la mer (c’n’est pas l’homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’homme… ). Et je pars, cheveux aux vents, pas d’Embrun car nous sommes en Sardaigne (vous l’avez celle-là ?). La mer est belle, l’eau est transparente, on est dans les Caraïbes !

En continuant entre le Cap Falcone et l’ile Piana tout en faisant attention aux nageurs, je redescends vers le sud, vers les falaises.

Je n’ai pas osé m’aventurer dans la grotte, même si je m’en suis bien approché mais tout seul, sans connaitre le bateau, on va pas faire le con.

Et je remonte tranquille vers l’ile d’Asinara et sa zone protégée car parc naturel. La Gauardia Costa fait le guet et n’hésite pas à mettre des amendes plutôt salées (de 1000 à 5000 euros !) si l’on passe la ligne rouge (revoir la carte). Donc me voilà entre l’ile Piana et l’Asinara, moteur au ralenti et je fais des photos de la vielle tour.

MAIS, je me suis un peu trop rapproché de l’ile Piana pour ne pas risquer l’amende et l’embase du moteur (celle qui protège l’hélice) a délicatement frotté sur les rochers situés à 60 cm sous l’eau. Pas grave mais quand même, ça a touché. Pas glop.

Afin de vérifier les dégâts, je vais vers le large à petite vitesse, pas de vibration anormale, je stoppe le bateau, moteur à l’arrêt et je le remonte, histoire de regarder de plus près ce qui a frotté. Il y a une trace, oui. Pas grave mais il y a une trace. Je redescends le moteur et… impossible de le remettre en marche. Impossible. Je suis au milieu de la mer, à plusieurs miles du port et le moteur est en panne ! ! ! Après plusieurs essais (minutes) et tests en tous genres, il redémarre. Bah oui, au point mort, ça démarre mieux ! Andouille !

Retour au port après la virée, le loueur me décompte la réparation, bon, normal.

Mais ce fut une chouette après-midi. J’adore la mer, être en mer. C’est pour moi comme être dans le désert : au milieu d’une immensité de nature et se sentir vivant, responsable de ses actes. Toujours de grands moments.

Synthèse : En France, nous avons des cartes marines détaillées, des équipements de sécurité obligatoires et présents car contrôlés régulièrement par les autorité marines. Les bancs de sables, les rochers et autres dangers sont signalés par des bouées dont la couleur et la forme indiquent où est le danger et par où l’on doit passer, un chenal est également matérialisé mais ici en Sardaigne, rien, que dalle, démerde-toi.

Signé : Capitaine Fracasse 🙂

PS : y’ma piqué mon pseudo, mais c’est pas Isa qui écrit 😉

28 Mai – Stintino / Baie del Asinara

Dans tous les guides touristiques sardes, il est écrit que les plages de Stintino sont parmi les plus belles de Sardaigne. Nous confirmons : un Panorama exceptionnel et des eaux turquoises. On est projetés dans les Caraïbes en quelques secondes.

Superbe, non ?

Pour fêter ces jolies eaux, nous avions loué un bateau. Ça ne s’est pas fait tout seul, on a eu du mal à trouver, puis le loueur nous a changé de bateau une fois, deux fois, trois fois. Je l’écris car cela a une implication : nous ne sommes pas partis avec le bateau choisi.

le Capt’ain Léon à la barre :

et une Isa tremblante, qui voulait un gilet de sauvetage et il n’y en avait pas. (je regrette sacrément de ne pas avoir acheté ce gilet chez Décathlon).

Quand nous sommes arrivés en mer, j’ai paniqué et j’ai eu droit à un rapatriement au port. illico presto 🙂 J’ai renvoyé l’aventurier tout seul, le pauvre.

Je termine là mon récit, car l’aventure à une suite, que je n’ai pas vécue et dont je propose à mon petit mari de reprendre le clavier pour un épisode suivant. 🙂

27 Mai – Alghero

Alghero est la grande ville la plus proche du parc Naturel ou nous sommes installés.

Nous y avions fait plusieurs incursions pour quelques courses, mais ce jour, nous avons pris le temps d’y flâner un peu. Cela nous a permis de comprendre, notamment, pourquoi on nous parlait avec des mots espagnols (c’était surprenant, mais bon). Cette ville a été conquise en 1354 par le royaume d’Aragon, elle a changé plusieurs fois de mains au cours de l’histoire. Même la Savoie en prit le contrôle en 1720 !!!

Mais la plupart de la population, y compris actuelle, a des origines catalanes, à tel point que le Catalan est toujours la langue officielle de la ville ! ! ! c’était tout à fait normal qu’on nous glisse des mots espagnols dans les échanges verbaux.

C’est une belle ville fortifiée, TRÈS touristique, mais sympa et vivante.

Le territoire d’Alghero a été peuplé depuis environ 6000 ans avant JC.

Nous avons visité une petite nécropole avec des vestiges de -4800 ans.

Pour bien finir la journée il fallait le petit tour en bord de mer. 🙂

Demain est un grand jour !!! (à suivre……)

Retour sur les roches

Un petit retour sur la Costa Smeralda est ses roches si particulières qui se prêtent fort bien à un jeu dont je raffole : la Paréidolie.

La côte et l’arrière-pays sont remplis de rochers de granit aux formes si bizarres, qui ont été érodés par le vent, les intempéries, parfois on y voit des formes connues :

Un écureuil, à droite
et l’ours sur la colline, vous le voyez ?
Le profil d’un chimpanzé.

Il faut avoir de l’imagination :

Pour preuve j’ai même reconnu la tour Eiffel 🙂

NDL : Elle a aussi un peu de fièvre.

PS : NDL = Note Du Leon