



On s’amuse…..


Les balkans…. ou ailleurs ….. :)
Nous sommes retournés sur quelques spots sympas repérés hier, sous le soleil cette fois 😉








Et puis nous avons passé pas mal de temps à essayer de louer un bateau (j’ai mon capitaine perso), mais voila, ici c’est encore « l’hiver »**** et ce genre d’activité n’a pas démarré. Ça va être difficile….
**** dixit un local auquel je demandais s’il louait ses bateaux. Entre 25 et 30° en journée, nous on met la clim, les locaux ont encore leur veste/pull sur le dos 😉 Et sur les plages, toujours pas encombrées, seules quelques personnes osent s’aventurer dans l’eau.
Hier soir, en développant mes photos, j’ai cru avoir des poussières sur le capteur…. en y regardant de plus près, non, c’était autre chose : J’ai eu la chance de photographier des taches solaires de manière totalement fortuite ! la chance ! J’ai pu voir d’autres photos sur le net de collègues ayant constaté le même phénomène. Pour info les taches solaires viennent de zones plus froides sur la surface du soleil.
Photo d’hier soir agrandie :





C’est aussi cela les vacances, trainer sans trop rien faire, profiter du paysage. Demain nous partons sur la côte ouest vers Porto conte. (A moi les jolis couchers de soleil ? même pas sur, la météo pour demain n’est pas fameuse)
En passant, je me pose des questions, l’année dernière l’Irlande ou nous n’avons pas ou presque pas eu de pluie. Cette année la Sardaigne est arrosée comme jamais….. y’a un truc qui cloche ? 🙂




Flânerie, dolce vita, le soleil brille bien. Nous nous sommes baladés, un peu au hasard, et nous sommes retournés sur Santa Térésa de Gallura, un village très agréable. Il faut dire qu’on nous avait indiqué un petit resto, le Marlin. Bord de mer avec, bien sur, vue sur la mer et un seul plat : Un antipasti de la mer soit une quinzaine de plats, un délice de la mer ! Miam 🙂
Puis, nous avons découvert la Costa Paradiso, avec au hasard de petites perles découvertes. C’est beauuuuu !!!!!!

Oui, cette petite plage donne envie de se baigner. Surtout qu’en fait, j’avais bien apporté un maillot de bain. Vivi, tout à fait par hasard 😉


Les petites perles sont au hasard des routes, parfois lonnnngues pour y arriver, souvent des chemins, étroits, bouillasseux, rocailleux pour parfois arriver au dessus d’une falaise ;-/

Ci-dessous un essai de panorama de la baie de Palau, avec les Iles Maddalena.

Montage à revoir au retour, ici c’est fait au ciseau et à la colle 😉 enfin presque
Un déménagement non prévu plus tard….. 😉
J’explique : nous avions loué une yourte pour 4 jours, mais il s’avère que la mariée était trop belle. La « vue sur la mer », la « salle de bain privative », et toutes les jolies descriptions n’étaient pas au rendez-vous. Notamment la douche (malgré une coupure volontaire de notre part) qui se terminait par de l’eau froide. avec une seule douche. Donc un qui peut se laver le soir et l’autre le matin…. etc etc. Nous avons décidé de partir.
Nous avons trouvé un autre hébergement, largement enjolivé aussi, mais plus vivable.
Une fois résolus les problèmes logistiques, nous avons sauté dans un ferry direction les iles Maddalena ! wahou !!!! quelle beauté ! Envie d’y revenir et ne plus en bouger. C’est calme, la vie semble douce, et….. le beau temps est revenu ! Un joli 22 degrés, nickel. Par contre, impossible de mettre un pied dans l’eau. Enfin, Isa y a mis un pied, oui mais pas plus !






Je crois que j’ai sous-estimé le budget glace….. ahhhhh les glaces italiennes……. mazette…..
Samedi, nous avons continué notre route sous des trombes d’eau… Arrivés à Gênes, il s’est arrêté de pleuvoir. OUF car nous avions quelques heures d’attente pour notre taxi. Qui a fini par arriver, en ayant changé de nom. On nous demandait de s’enregistrer à 21h30 et, bien nous en a pris, nous étions en avance car, incroyable, nous sommes partis avec une heure d’avance sur l’horaire !!!! Je ne savais pas que c’était possible, mais si, ils l’ont fait.

Du coup nous sommes arrivés en Sardaigne avec une heure d’avance aussi !
Nous avons profité de la côte d’Olbia à Santa Teresa Gallura ou nous louons une…..yourte….. sur les hauteurs, dans les collines, loin de tout. Spartiate, surprenant, très au calme.











Ce soir on s’est fait plaisir, après avoir mangé des sandwichs rapidement pendant deux jours, nous nous sommes offert un menu antipasti de la mer dans un chouette resto. A se damner 😉

Le tout en regardant le jour se coucher sur….. la Corse !!! et oui elle est à 11 km, on la voit vraiment très bien.


Au fur et à mesure de la journée le temps s’est levé, pour terminer par du presque soleil ce soir. Normalement, cela va passer au beau.
Un vrai plaisir de prendre la route après ces mois calmes, entre séjour hospitalier (et sa convalescence) et notre projet cuisine, nous n’avons pas bougé depuis…… longtemps. Trop.
Mais MAIS cette année nous prenons la route sous une goutte froide, cela fait plusieurs semaines qu’il ne fait pas beau en Savoye, et il ne va pas faire beau pendant quelques jours à notre destination. Mais quelle est cette destination ? plus tard…. pour le moment nous sommes en transit.
Nous voici en Italie, après un passage du Mont Cenis sous une averse de neige, 2 degrés là-haut. Dans la descente vers Susa, Isa hurle : Un kangourou ! Oui, enfin… Juste un lièvre, quoi ! Bref, il pleut beaucoup, vraiment beaucoup d’eau coté italien. Car oui, l’Italie est inondée, les champs sont saturés, les rivières débordent, impressionnant.

Ce soir nous sommes arrivés en plaine du Pô, sous la pluie.
Que raconter de ce premier trajet ? Un sandwich loupé (boulanger fermé), une option pour un restaurant qui indiquait « blanquette de veau » en façade (alors là, le Léon, il bavait et salivait, je n’ai pas pu le retenir), tout ça pour apprendre que « la blanquette ? » « ah non c’était hier, on a oublié de l’effacer sur l’ardoise » Résultat : Léon grognon et Isa hilare. comme d’hab ! 🙂
Un Léon qui, au bout de 100 km me demande si j’ai pris son maillot de bain. « bin non pourquoi ? » donc il n’a pas de maillot. Mouarf. Moi oui 😉
Peu de photos cause météo, malgré tout, ce panneau en ville tout près de notre hôtel nous rappelle ce passé commun.

Notre hôtel est superbe, une adresse à garder : Terre dei Salici à Caramagna. Chambre immense avec une belle salle de bain et un balcon. Magnifique.


A suivre…… 😉
Vivi, c’est écrit à quatre mains, il en faut toujours un pour bâcher l’autre !
Ben voilà, je reprends les bonnes habitudes en me chargeant de l’épilogue consacré à nos trois semaines irlandaises.
Oui, l’Irlande est une île et donc, la traversée en bateau est obligatoire. Traverser la mer d’Irlande, le Fastnet.
Le Fastnet 1979. A cette époque, je faisais de la voile depuis 8 ans déjà, les voiliers me fascinaient et les marins de cette époque étaient des légendes : Eric Tabarly, Olivier de Kersauzon, Philippe Poupon, Florence Arthaud, Alain Colas, Bernard Moitessier, Isabelle Autissier, liste non exhaustive comme on dit. Durant l’été 1979, la course du Fastnet a marqué d’une pierre noire l’histoire de la course à la voile. Le Fastnet est un rocher surmonté d’un phare à la pointe sud de l’Irlande, pas très loin de Mizen Head. La course consiste à en faire le tour en partant de Cowes en Angleterre et retour à Plymouth.
Mais cette année-là, une violente tempête a décimé les concurrents. Sur 806 participants, seuls 86 seront classés à Plymouth, 75 bateaux chavirent, 5 coulent corps et bien et malheureusement, on déplore 18 morts.

Lors de mon premier voyage en Irlande il y a une trentaine d’années, l’aller et le retour se déroula dans la cabine, un seau à portée de main. Oui, le mal de mer, violent le mal de mer. En mer d’Irlande.
Alors cette fois-ci, Mercalm n’étant pas médicalement indiqué, j’ai tenté l’hypnose. Bon, ça n’a pas marché, je me suis endormi ! Et pourtant, je n’ai pas été sujet au mal de mer, ni à l’aller, ni au retour. Donc, ça a marché !
Arrivant à Cork, il est tout indiqué de partir vers le sud en longeant la côte puis de remonter par l’ouest vers Galway et le Connemara et enfin, retour à Cork en passant par Dublin. En arrivant sur place, on a découvert qu’une route fait ce parcours en longeant la côte, la Wild Atlantic Way, avec une signalétique reprenant les initiales de cette route. Et oui, les mots en italiques sont du gaélique.

Lors de la préparation du voyage, nous nous sommes est vite rendu compte qu’il nous fallait réserver nos hébergements, ce que nous avons fait. Et bien nous en a pris ! En effet, au fil des jours, les disponibilités s’amenuisaient avec une augmentation des prix, le tout en lien avec une affluence de touristes ! Donc, Bed & Breakfast en majorité mais aussi trois hôtels avec piscine, histoire de se ressourcer. Là, ce fut une erreur. Les hôtels sont très chers, environ deux fois plus chers qu’un B&B.
Très vite, les réservations se sont enchainées, le parcours prévisionnel s’est affiné pour un total de 3000 kms. Mais évidemment dans la réalité, dès qu’une petite route se dirigeait vers un coin nous semblant digne d’intérêt, le compteur kilométrique s’envolait pour un total irlandais de 4300 kms. Sur 21 jours.

Ce parcours et ces réservations, il a fallu les graver dans le marbre à l’aide d’un clavier d’ordinateur et d’une imprimante. Nous sommes donc partis avec un Livret de voyage recensant les points à voir, les lieux à visiter, le trajet et les adresses de nos hébergements. Bien pratique.
Si l’on excepte le Danabel, le tout premier B&B dans le joli petit port de Kinsale, rien à dire sur les B&B, ils sont propres, bien équipés, les hôtes sont charmants, accueillants et parfois offrent de jolis surprises. Ceux qui nous ont laissés un excellent souvenir ?






Irlande, conduite à gauche. Aucune difficulté, il suffit d’être vigilant, en particulier lorsque l’on quitte un parking car le trafic vient de la droite… Par contre, Isa a eu besoin d’un peu de temps pour s’habituer à voir des véhicules débouler en face d’elle ! Et les irlandais roulent vite ! Surtout que les routes sont étroites, très étroites, impossible de se croiser. Heureusement, il y a souvent des passing places, des espaces sur le bas-côté permettant de se croiser. Et de se saluer ! Courtoisie irlandaise !

Autre exemple : Les routes étant sinueuses, impossible de doubler un vélo. Pas de problème, les irlandais patientent derrière le cycliste pendant plusieurs kilomètres si nécessaire. Au mieux, le cycliste se gare sur le bas-côté, les voitures le saluant de la main. Cordialité irlandaise.
L’état des routes ? Si les nationales sont en bon état (ou en cours de rénovation), les petites routes sont dans un état déplorable, elles sont défoncées, pleines de nids de poules, affaissées. Les voitures et les camions rebondissent de droite à gauche, toujours à fond de train ! Et c’est sans compter les moutons en liberté !



Bon. Le matin, c’est un gros petit déjeuner : soit une omelette de 4 œufs avec fromage râpé, crème et émincé de légumes soit le classique Irish breakfast avec un œuf au plat, une ou deux petites saucisses, une portion de beans (haricots à la sauce tomate), du bacon (excellent), une galette de pommes de terre, des champignons à la poêle, une demi-tomate en décoration et deux tranches de pudding (boudins) blancs et noirs, le tout accompagné de café ou de thé et d’un verre de jus d’orange. C’est gras et un peu lourd à digérer, n’est-ce pas Isa ?

Le midi, nous allions dans des supérettes comme Centra, Spar et souvent chez SuperValu. A l’intérieur, on trouve de tout, comme une supérette française mais avec un comptoir supplémentaire où l’on se fait servir une barquette de salade à la demande (coleslaw, poivrons, maïs, salade verte ou de la viande genre pilon ou des ailes de poulet frits. Très pratique.

Le soir ou le midi si la météo nous interdit le pique-nique, c’est resto. Et là, le choix de l’assiette est plutôt mince :

Bah oui, aller en Irlande, c’est boire une Guinness dans un pub ! Et découvrir cette convivialité irlandaise ! Alors bien sûr, il y a le plus connu, le Temple Bar dans la rue Temple Bar à Dublin.




Mais c’est aussi aller dans ces pubs de petite ville, de village où les gens viennent en famille avec femmes et enfants ou même tout seul ou toute seule comme ici dans une petite rue dublinoise.


Évidemment, tout le monde connait ces maisons irlandaises colorées. Mais ce qui est surprenant, c’est de voir ces maisons peintes comme si elles étaient neuves et ce, presque partout, un peu moins à l’intérieur des terres malgré tout. Les pelouses sont tondues à l’anglaise, les jardins joliment décorés, un plaisir à regarder. Mais pourquoi cette sensation de « maisons neuves » ?




La raison nous a été donnée par une française vivant en Irlande : Les intempéries obligent les propriétaires à repeindre leurs maisons tous les 3 ans. Ils le font eux-mêmes au printemps, lorsque la saison des grosses tempêtes commence à se calmer. C’est également la raison pour laquelle il n’y a pas de fleurs, elles ne résistent pas à la violence des vents !
Il y a une autre raison, moins visible pour les vacanciers de passage. A cause du réchauffement climatique, beaucoup d’américains ayant les poches pleines de dollars reviennent en Irlande, le pays de leurs ancêtres. Pour la même raison, beaucoup de riches européens s’installent en Irlande. Ces nouveaux arrivants se font construire ou rénovent de belles demeures et en profitent pour décorer leur jardin. Par fierté, les irlandais font de gros efforts pour avoir de belles maisons, pour rivaliser avec ces nouveaux riches irlandais.
Un climat pas si pire, une température autour des 14 degrés, des pluies fines mais de courtes durées, du vent. Malgré tout, nous avons eu aussi un aperçu de ce qu’est une tempête en Irlande.
Surprise aussi à propos des prises électriques (grosses, les prises et sécurisé par un fusible) qui ne fonctionnent pas toujours. Pourquoi ? Elles sont équipées d’un interrupteur, le bouton rouge sur la prise de droite.

Les douches nous ont surpris par un faible débit de l’eau. Pas d’explication, si ce n’est un système de pompage individuel… Il faut dire que nous prenions des B&B dans des coins paumés et pas en centre ville.
Grosse différence avec la France, nous avons vu très peu d’interdiction, de restriction, d’où une sensation de liberté. Pas de barrière le long des falaises, parfois un panneau d’avertissement voire de limitation.

Sur les petites routes, on ne change pas de limitations de vitesse en permanence comme en France. Ici, c’est 80km/h, à toi d’adapter ta vitesse en fonction du trafic, de l’état de la route et c’est plutôt responsabilisant et absolument pas infantilisant. Et ça, c’est TRÈS agréable.
Enfin, il y a des zones où le gaélique est prépondérant, le Gaeltacht. C’est principalement dans le Connemara, dans les Comtés de Galway, Donegal , dans l’ouest de Mayo et dans certains coins du Kerry. Le Gaélique. Langue celtique dont est issu le breton par exemple. Mais c’est une langue à part entière, difficilement compréhensible (voir le panneau de la Wild Atlantic Way en haut de ce post).
Le premier est de n’avoir pu boire une Guinness au Blue Loo, ce pub de Glengariff dans lequel nous avions déjeuné sur ses bancs, il y a une trentaine d’années. Littéralement, Blue loo signifie Les chiottes bleues. Le but est évidemment d’aller vérifier !
L’autre regret est de n’avoir pu aller au Gap of Dunloe. Il s’agit d’un col entre des vallées au centre du Ring of Kerry. C’est une petite route absolument charmante avec un pont de pierre mythique. Pourquoi n’avons-nous pu y aller ? A cause de la surexposition touristique du Ring of Kerry. Cette petite route est « privatisée » par des petites calèches tirées par un cheval. Comme la route est très étroite, on reste derrière le cheval. De plus, il semble que la route soit fermée après le pont donc avec un demi-tour obligatoire, toujours derrière une calèche. Bref, de grands parkings, pas d’interdiction mais de « fortes recommandations » qui n’incitent pas à passer le Gap of Dunloe par ses propres moyens.


Cette sur-exploitation touristique, nous l’avons vu également à d’autres endroits, comme les falaises de Moher, un peu avant Galway. Un grand parking payant, des emplacements pour les cars déversant leur cargaison et de longues files de touristes sur le chemin vers les falaises. Idem pour les falaises de Slieve League. Là, on trouve un parking et une route fermée par une barrière plusieurs kilomètres avant le point de vue. C’est la seule fois où l’on a payé et franchement, on ne l’a pas regretté. La vue est somptueuse, aérienne, bien plus belle que les falaises de Moher.

Nous n’avons été en Ulster, l’Irlande du Nord et sa chaussée des géants, entre autre chose.
Que reste-t-il de ces 21 jours, de ces images immortalisées par plus de 4000 photos, de ces impressions, ces sentiments partagés ? Un très beau pays, une sensation de sérénité émane de ce pays balayé par des vents parfois violents, baigné par des eaux transparentes mais un peu plus que fraîches. Un sentiment de liberté aussi.
Et une très forte envie d’y retourner, de passer plus de temps au Heron’s Cove, dans la péninsule de Dingle, de flâner entre les lacs du Connemara, de remonter encore plus au nord du Donegal et bien évidemment, écouter les musiciens dans les pubs tout en dégustant des Guinness !
Enjoy !