Jour 4 – Le retour et la conclusion.

Nous rentrons par le col du Pourtalet (1794 m), très joli, roulant, et surement bien plus calme que le Somport voisin. Le revêtement de la route est en excellent état, c’est d’ailleurs une constante dans ces 4 jours, la plupart du temps, y compris sur des routes minuscules, le bitume était en super état.

Voila, nous avons passé 4 jours super sympa, allant de découverte en découverte, retrouvant nos mots d’espagnol bien enfouis sous le poids des années sans pratique.

Géologie : Nous avons vu, sur plusieurs sites différents, des formations géologiques superbes, surprenantes, grandioses.

Flore : Avec ce printemps qui fut bien arrosé, tout est bien fleuri, c’est joli comme tout, je doute qu’il en soit de même à l’automne !

Faune : Nous avons vu des cigognes par centaines, sans exagération. Quel bel oiseau ! Nous avons vu des vautours par dizaines, sur plusieurs sites différents, et nous avons vu plein d’oiseaux que je ne saurais pas identifier.

Top : On y retourne dès que possible, de toute façon à minima en Aout pour essayer de suivre l’éclipse qui sera totale dans ce secteur.

Dernière minute : Un proche, tendance procrastinateur, me confie ses photos prises pendant notre voyage. Elles sont jolies et méritent d’être partagées, je les rajoute dans cette même page, ci-dessous. 1

  1. (signées Isawood, mon logiciel insérant une signature automatiquement, mais c’est bien LéonWood le photographe) ↩︎

Jour 3 – Au hasard des routes

Et le hasard fait parfois très bien les choses 😉

Nous voici donc sur la route vers le nord avec la ferme intention de faire quelques visites. Nous n’avons rien préparé, on ira où les roues nous mènent.

La région est agricole et dans le secteur, çà arrose sacrément (oui, ils sont bizarres les coquelicots, je ne comprends pas, ils sont comme ça sur la photo d’origine, ce n’est pas du traitement malvenu….).

Nous passons à Sierra de luna, c’est joli comme nom de village. D’ailleurs dans ce secteur, plusieurs villages ont des noms combinés avec le mot « luna » « Puendeluna » pour ne citer qu’un autre exemple. Ça me va bien ces noms composés avec mon satellite préféré ! Nous voyons un gros panneau touristique « Aguarales de Valpalmas ». Nous suivons ces panneaux pour arriver dans un village où nous nous rendons compte que les mêmes panneaux nous renvoient d’où l’on vient !!! Nous avons du louper quelque chose. Effectivement, sur la route le gros panneau devient minuscule à un endroit stratégique où il faudrait tourner. Bref. Nous voici donc arrivés au bout d’une belle piste après un joli détour.

Il s’agit d’un parc naturel avec ces formations géologiques dues à l’érosion qui sont spectaculaires. C’est vraiment joli ! Toutefois il fait 37 degrés dehors, alors nous n’avons pas eu le courage de s’y promener à pied à l’intérieur. Une autre fois, un jour moins chaud.

Nous restons sur le bord et je peux faire quelques clichés :

Nous reprenons notre route, et décidons de nous arrêter manger dans un petit resto à Ayerbe. Et que vois-je juste devant moi ? Un superbe panneau annonçant un site touristique :

Buitres en espagnol, je ne sais pas ce que cela veut dire, mais le dessin, lui, je le reconnais de suite. Cool, j’ai appris un nouveau mot ! Nous savons maintenant ce que sera notre prochaine visite. Eh eh eh…

Nous voici donc au village de Sarsamarcuello, la route devenant piste dès la sortie du village. Une belle piste qui n’en finit pas de monter. Cela nous emmène au Castillo de Marcuello, avec une église sur son coté, la vue est superbe :

Puis, la piste continue pour arriver au fameux mirador, à plus de 1000 mètres d’altitude. Whaou ! Cette piste est vraiment belle, mais je n’aurais pas aimé qu’on y croise quelqu’un ! Nous rencontrons là-haut un groupe de 3 katkat, des couples de Lozère avec lesquels nous avons une connaissance commune. Le monde est décidément bien petit.

Vu de la plaine :

Au mirador, des vautours et des vautours, nous y retournerons (message subliminal à un proche, je dis çà je dis rien) !

Parmi ces nombreux volatiles, je repère que certains sont plus clairs. Tiens donc. J’arrive à pister un de ceux-là jusqu’au moment où il se pose et je shoote. Ce n’est pas très net car assez loin, mais quand même, on se rend compte que ce n’est ni un vautour fauve, ni un gypaète, ni un vautour moine.

Il s’agit d’un vautour percnoptère ou vautour alimoche. Mon Premier ! Merci à ceux qui m’ont aidé à l’identifier, je ne savais pas qu’il existait. Plus d’infos ? : https://www.lpo.fr/decouvrir-la-nature/fiches-especes/fiches-especes/oiseaux/rapaces/vautour-percnoptere

Nous aurions pu descendre par une autre piste, on y retournera (message subliminal à un proche bis), nous reprenons donc la même piste, car je voulais aller de nouveau shooter les Mallos de Riglos , une autre curiosité géologique avec une lumière dans le bon sens (manie de photographe, hein, le « proche » connaît bien ce phénomène qui te fait revenir à un endroit déjà vu).

Plus d’infos ici : Mallos de Riglos — Wikipédia

Cette route (charmante) nous fait passer à Anzanigo, ce nom me parle. C’est au retour que j’ai le déclic, en voyant un camping moto. Je me souviens que tous les ans certains copains motards allaient à un rassemblement à Anzanigo. Ca fait longtemps !

Nous arrivons à l’hôtel en fin d’après-midi et chic chic, nous avons une séance de SPA offerte. On y a couru et c’était TRÈS bien. Pour info, un appart hôtel pour une nuit, petit déjeuner compris et séance de spa : 99 €. (aucune raison de ne pas y retourner…..).

Ps : Note du « proche » : Messages reçus et validés !

Jour 2 – de Jaca aux Bardenas

Nous prenons la A1025 de Jaca à Ayerbe et nous sommes enchantés, cette petite route est un mélange de col de l’Échelle, de paysages des Cévennes, c’est charmant, il fait frais (20 degrés), nous roulons fenêtres ouvertes et prenons un grand plaisir sur ce trajet. Itinéraire à conseiller !

Note : cette route nous plaît tellement que nous la ferons en sens inverse au retour….

Et déjà nous arrivons aux Bardenas et commençons à voir les premiers panneaux.

Le point d’entrée, avec la maison touristique du parc, est à coté de Tuleda.

Nous optons pour la piste principale, laquelle fait passer devant les spots les plus connus.

Ce parc naturel est une réserve de biosphère. Quelques pistes sont autorisées, beaucoup sont interdites et notamment, il est interdit de sortir des sentiers balisés, même à pied ! La plupart des jolis spots ne sont visibles que du bas, il est interdit de grimper.

Nous passons une superbe journée dans cet endroit grandiose, autour de ces montagnes rocheuses, on trouve aussi de la flore et de la faune. Nous avons eu le show des vautours, vu beaucoup d’oiseaux. A recommander, vraiment. Nous y retournerons pour y passer plus de temps, je pense. Et pourquoi pas demander une autorisation spéciale pour faire des photos de nuit, sans ce « sésame » le parc est interdit de circulation entre 1h avant la nuit et le lendemain 8h.

Pour en savoir plus : https://bardenasreales.es/

Mai 2026 – Petit tour en Espagne

Nous voici repartis pour quelques jours, imprévus, et çà c’est top de pouvoir partir quand nous le décidons. Au gré des envies !

Direction l’Espagne, très exactement les Bardenas. Gérard a très envie de les découvrir depuis plusieurs années, et autre raison, une légère préparation de l’éclipse d’Aout, il faut trouver un spot avec un ciel dégagé le soir, celle-ci aura lieu vers 20 ou 21h, il est nécessaire de dénicher un endroit avec un horizon ouest bien plat.

Ce que j’aime lors de nos déplacements, c’est qu’on ne se refuse jamais un léger détour sur notre route.

C’est donc comme cela que nous découvrons une petite perle à une vingtaine de km de chez nous, une très vieille église romane et sa tour de gué. Un petit joyau. L’endroit se revendique à 1000 km de Saint Jacques de Compostelle. En passant, il y a par chez nous plusieurs endroits qui se revendiquent des 1000 km…. C’est un peu comme le centre de la France, brigué par plusieurs communes, tout le monde essaie de tirer son épingle du jeu. Marketing quand tu nous tiens 😉

J’aime beaucoup ce panneau à l’entrée de Bretagne d’Armagnac :

Direction plein sud, on passe Pau, et les Pyrénées sont déjà là, nous ne sommes pas loin dans le Gers.

Le col de la Pierre Saint Martin est magnifique, désert, nous avons préféré opter pour le tourisme au calme et avons délaissé le Somport, surement bien plus animé.

A 1700 mètres, il fait 24 degrés, un petit bonheur après les 32 de la plaine !

Nous sommes installés pour la nuit à Jaca, en bas du col, sur le chemin de Compostelle, lequel est décidemment régulièrement sur notre route 😉

A suivre dans les Bardenas….

Le choix du camping-car by Leon

Le camping-car ou CC pour les initiés. Nous devrions mettre au pluriel cet engin décrit par le Larousse comme un véhicule automoteur dont l’aménagement intérieur est conçu pour servir de logement au cours d’un voyage ou de vacances. Donc, ces camping-cars nous emmerdent sur la route car ils se traînent comme des limaces. Ou plutôt (Pluto, c’est le chien) comme des escargots de Bourgogne, les gros baveux qui laissent une belle trace sur nos terrasses.

Pourtant, nous sommes abreuvés de publicité sur la Vanlife, ce plaisir sans cesse renouvelé de la liberté d’aller où l’on veut et quand on veut, être tout seul ou avec son conjoint devant ce point de vue idyllique, quel romantisme… Et bien sûr, pour un prix dérisoire ! Regardez ce beau CC tout confort, WC, douche, frigo, TV, chauffage et climatisation dans la cellule (cellule ? comme un prisonnier ?) pour 300 euros ! C’n’est pas cher ! Alors les Woods, on craque ou on craque pas ? Analysons point par point cette offre de Vanlife.

Le premier essai eu lieu en novembre 2024 dont le CR est ici. Cette fois-ci, nous louons un CC pour une semaine complète avec l’objectif de se décider si oui ou non, nous sommes prêt à investir.

Nous avons retenu les leçons de la première location à savoir, nous avons opté pour un CC plus court (6,85 m ou lieu de 7,35m), j’ai bien suivi la manipulation de la boitacaca ainsi que la gestion du chauffage de la cellule et de l’eau chaude. Tout ceci a bien fonctionné. Alors, on investit oui ou non ?

La vie sur la route

Celui-ci est construit sur une base d’un fourgon Fiat de 130 chevaux, puissance suffisante pour se glisser dans la circulation. Par contre, sur route tortueuse, c’est comme un camion, ce type de véhicule n’est pas très agile et la vitesse s’en ressent. De plus, les 2,34 m de large nécessitent une vigilance de tous les instants, que ce soit en ville (trottoir, passants ou autre mobilier urbain) ou sur route de campagne (nids de poule, cyclistes ou bas cotés). S’il n’y a aucune difficulté sur les routes nationales ou les 2 x 2 voies, il en va autrement des petites routes de campagne qui ne font que 4 mètres de large et qu’il y a un tracteur ou un camion en contre-sens ! Et j’oublie pudiquement les coins de rues et les petits ronds-points. Heureusement, les rétros sont bien placés en permettant une bonne visibilité sur le train arrière. Pour finir, la caméra de recul aide lors des marches arrière même si l’œil du passager sécurise ces opérations.

Dernier point, le bruit. C’est horrible le bruit dans ces véhicules ! Ce sont avant tout des véhicules professionnels (camionnettes ou fourgons) sur lesquels sont greffés des cellules donc ça craque, ça grince, ça couine dès le moindre raccord de bitume. Et c’est sans compter la vaisselle dans les armoires, la valise qui glisse par terre ! Et si en plus on a oublié de ranger correctement la bouteille de shampooing ou le rouleau de PQ ! Si la chaussée est déformée à cause de nids de poules ou autres tranchées rebouchées, le bruit est omniprésent. Pénible et fatiguant à la longue.

Trouver un bel emplacement

Si nous n’avions eu aucune difficulté en Savoie, il en est allé autrement en Bretagne et dans les coins touristiques : interdiction de stationner de 22h00 à 6h00 sur la pointe de Raguènez ou à Trévignon et impossibilité de s’arrêter en ville ou dans certains parkings limités à 1,90m en hauteur. Parfois même, une interdiction pure et simple de passer ou s’arrêter, une discrimination à la limite de la légalité avec des panneaux qui n’existent pas dans le Code de la route !
Il reste alors les aires de stationnement à CC soit gratuites (et les CC sont côte-à-côte) ou payantes (avec un peu plus de place et souvent de l’eau, un raccordement électrique et un spot de vidage pour les eaux grises et noires).
Même un simple arrêt pipi ou pour prendre une photo devient une opération complexe à cause de la difficulté à s’arrêter au bord de la route ! D’ailleurs, Isa a fait peu de photos durant notre périple en CC et elle s’est heureusement rattrapée avec notre vieux 4×4 bien plus confortable !

La vie à bord

Un CC, c’est grand à l’extérieur et pas tant que ça à l’intérieur. Et ça bouge ! Tout doit être à sa place dès que l’on se déplace. Bref, c’est comme dans un bateau : Petites armoires donc petites boites de rangement, vérifier en permanence que les portes soit fermées et verrouillées, la vaisselle nettoyée et rangée. Corollaire, la solution est de rentabiliser les affaires que l’on emmène, tout au minimum !
A l’arrêt et une fois bien calé à l’horizontal (ce que nous n’avons pas pris le temps de faire), il y a de quoi faire à manger avec un grand frigo et une partie congélo, une plaque 3 feux gaz et un évier la vaisselle. Le ventre calé, il est temps de dormir et là, c’est royal, on a dormi comme des bébés même si le fait de se lever toutes les 3 heures pour cause de prostate hache la nuit. Même la nuit de la tempête, le CC bougeait bien, on se serait crus dans un bateau !
En général, il y a un réservoir d’une centaine de litres d’eau propre, suffisant pour faire la vaisselle, un bout de toilette et même la douche. Malgré tout, l’eau chaude étant limitée à un ballon de 10 litres. Pour la douche, le concept est : on se mouille, on coupe l’eau, savonnage, on se rince, et c’est tout ! Tiens, un truc tout bête au sujet de l’eau : le CC doit être à l’horizontal sinon l’évier ne se vide pas totalement et le réceptacle de douche déborde…
Les eaux grises, ce sont les eaux après avoir été utilisées pour la douche et les éviers. Ces eaux grises sont recueillies dans un réservoir spécifique (souvent de 70 litres) que l’on vide sur un emplacement dédié grâce à une tirette sous le CC.

Les eaux noires sont appelées ainsi car ce sont celles des toilettes. le système le plus courant de récupération de ces eaux noires est une cassette située sous la cuvette des toilettes. Pour faire ses besoins, une manette devant la cuvette permet d’ouvrir une petite trappe que l’on refermera après s’être soulagé. Un bouton lumineux permet de tirer la chasse d’eau (allumé en bleu) ou la nécessité de vider la cassette (allumé en rouge).

Le vidage de la cassette. La première fois, il y a une certaine appréhension : l’odeur sera-t-elle supportable ? Et ce ne sera certainement pas un lapin savant qui sortira de la boite… En fait, après avoir vidé la cassette sans s’en mettre partout (pleine, la cassette pèse entre 15 et 20 kilos), il faut verser un godet d’un produit bleu spécial qui inhibe les odeurs et délite les « matières ». L’odeur est largement supportable quant à la vue… joker.

Le coté financier

C’est évidemment un point important. Et souvent décisif. Avec Isa, nous avons réalisé une comparaison entre le coût d’un camping-car et les économies réalisées en hébergements et restaurations classiques lors de nos propres voyages, sachant que la vie lors des arrêts a un coût d’une quinzaine d’euros par jour dans les aires payantes avec accès à l’eau, l’électricité et les vidanges des eaux (soit plus de 400 € pour un mois de vadrouille).
D’abord, le prix d’un camping-car d’occasion est au minimum de 35000 € pour avoir un truc en état correct (les vans sont un peu moins chers mais ne conviennent pas à notre morphologie ni au fait d’utiliser les WC toutes les 3 heures !). A ce prix d’achat, il faut ajouter le coût d’un endroit pour le garer (grange, carport, location d’un parking). En effet, il est difficile d’utiliser un CC tous les jours, comme on le ferait pour une voiture. Bien évidemment, la possession d’un CC engrange également un coût d’entretien, d’assurance et du Contrôle Technique tous les 2 ans, ce qui représente un coût supplémentaire d’environ 1500 € par an (entretien + assurance + gardiennage et autres).
Dans le cas d’accident même mineur genre un simple accrochage, le coût de la réparation peut s’avérer prohibitif car ce ne sont pas des véhicules à large diffusion et le prix des éléments de carrosserie est très cher avec des délais de livraison parfois très longs.
En considérant la revente du CC au bout de 5 ans avec bien sûr une décote, on obtient un budget estimé sur 5 années de 20 à 25000 € soit 4500 à 5000 € par an.
Il y a la solution de mettre en location son CC chez Yescapa ou Wikicampers, ce qui rapporte un peu d’argent mais rien de significatif d’après le retour de propriétaires.
Ce coût de près de 5000 € par an pour se loger et se déplacer (hors carburant) représente environ le double de la moyenne de nos déplacements annuels avec des locations sur Booking ou autre.

Et au final ?

Pour résumer, la liberté de se poser où l’on veut et quand on veut est une fausse promesse. C’est même de la publicité mensongère. Imaginez : Il est 16h00, vous trouvez un bel emplacement et vous commencez à vous détendre. Là, vous vous rendez compte que vous avez oublié le beurre pour… enfin c’est votre affaire. Vous rangez tout, fermez les placards, immobilisez les portes et zou vous repartez dans le village le plus proche en abandonnant votre magnifique spot. En revenant 1 heure plus tard, bah il est devenu le magnifique spot de quelqu’un d’autre.
Autre exemple, vous allez voir Tata Josette qui n’a pas la place de vous héberger et le CC est trop large pour la petite rue de la Tata. Alors, vous allez garer le CC sur l’aire réservée du village voisin et… ben comment fait-vous pour rejoindre à pied la maison de Tata Josette ?
Le bruit en roulant est vraiment pénible dès que la chaussée se dégrade. Et financièrement, ce n’est pas intéressant non plus.
Par contre, nous en louerons un de temps en temps et en fonction des situations. Nous avons déjà réservé un CC pour aller voir l’éclipse totale du soleil en Espagne. En effet, il nous faudra nous déplacer afin de trouver le meilleur spot possible, ce qui est difficile avec un hébergement fixe.
Et c’est d’ailleurs un conseil, louez-en un pour un court séjour pour vous faire une idée avant d’investir. Si le concept n’est pas pour nous, ça peut l’être pour vous. Faites un calcul rapide sur une estimation des coûts lors de déplacements habituels et en CC, rapportez-le sur une durée d’environ 5 ans et faites votre choix.
Bref, nous n’investirons pas dans un camping-car.

Et qu’en pense Isa ?

Je suis entièrement d’accord avec l’analyse de Léon, notamment sur le sentiment « d’évasion » qui en prend un coup. Je ne pensais pas que nous allions subir autant d’interdiction diverses. Frustration.
Par contre, je garde des ce périple deux bons souvenirs :
– celui d’avoir réussi le challenge de la douche à 10 litres 🙂
– celui d’avoir passé d’excellentes nuits, sans réveils nocturnes, va comprendre ! (alors que Léon était gêné par la forme du lit, avec les pieds qui dépassent….)

Retour vers le Gers

Nous voici débarrassés de notre maison sur le dos, bien plus agiles avec notre bon gros Toyota, fidèle compagnon de pas mal de virées. Nous sommes bien dedans, comme à la maison 😉

Allez Hop, direction le sud, on verra bien où les roues nous mènent. C’est à la pointe Saint Gildas que nous décidons de faire étape, dans un hôtel de bord de mer, terrasse avec vue sur la plage. Whaou, c’est beau ! L’hôtel est un peu bizarre, la baie vitrée coulisse de force, mais nous avons un grand lit immense, dans les 2 mètres, après le confort restreint (en taille) du CC, nous apprécions.

Très joli coucher de soleil sur cette pointe, un vrai bonheur !

Après une bonne nuit de sommeil, nous repartons au hasard des routes, avec toutefois l’idée d’aller dans les salines et marais vers Bouin.

Excellente idée, car nous sommes arrivés sur la route de l’huître et à Port du Bec ! A conseiller c’est superbe et nous avons trouvé sur notre route quelques ostréiculteurs et cabane de dégustation sur place. Nous n’avons pas résisté. Et de plus c’est joli ! Nous y retournerons, pour sur !

Ces marais foisonnent d’oiseaux (40000 d’après le panneau explicatif) , je réussis à en saisir quelques uns :

Nous passons par le passage du Gois, pour le plaisir. C’est marée (très) basse et il y a sur le coté des centaines de voitures garées et des centaines de pêcheurs de palourde à pied, impressionnant ce monde !

Et bien sur, pas de joli voyage sans quelques cigognes. J’adore cet oiseau, il est fin, il est racé, très élégant..

Puis une étape à Yves, je voulais retourner voir ces jolis marais du nord de Rochefort.

Je pensais y voir de la faune, mais non, elle n’était pas présente, où plutôt nous n’y avons surement pas passé assez de temps. Nous y reviendrons aussi. Les carrelets en bord de mer se sont montrés sous leur meilleur jour sous les rayons du soleil levant.

Une petite farce pour le frère de Gérard 😉

La suite du retour se fait sans encombre et nous sommes arrivés assez tôt. A temps pour le rapprochement de la nuit : La Lune cendrée, les Pleïades et Vénus sur la même photo :-).

Vivement les prochaines !

Vers le Nord Bretagne

Nous étions précédemment au 12 avril, à la pointe de Trévignon, endroit près duquel Vincent, Roxane, leurs deux adorables gamins vivent. C’est un magnifique endroit, de ceux qu’il faut connaitre sinon on a loupé sa vie ! (genre Le Mont Cenis du bord de mer 😉 ).

Les environs de la pointe sont vraiment très bien aussi, par exemple l’anse de Rospico est une merveille :

Mais il est temps de les quitter, pour continuer notre petit périple en maison à roulettes, nous partons vers le nord du Finistère en passant par les Monts d’Arée. 385 mètres ! ! ! Ce vertige 😉

La météo est douteuse, nous décidons donc de zapper la Vallée des Saints, à laquelle je serai bien retournée, mais sous le soleil. Lequel manque cruellement….

Sur les conseils de Vincent nous nous installons dans un beau camping, vue sur mer, le Slow village à Brignognan. L’adresse est bonne, le camping est sympa et effectivement nous avons la vue. Enfin, nous devrions l’avoir…. car la météo n’est pas avec nous. Quel Dommage !!!! Cette côte est vraiment jolie.

Le lendemain matin, le soleil pointe le bout de son nez et nous filons vers notre Rendez-vous à Belle isle en Terre, déjeuner avec Marc, un vieux pote de Gérard. En faisant une étape chez mon fournisseur officiel de chocolat ! https://graindesail.com/fr/categorie-produit/chocolat/

La météo s’améliore :

Puis nous filons vers Pleubian pour une visite à mon oncle Gilles, dans une jolie maison avec vue sur mer.

Ce qui me donne l’occasion de découvrir le Sillon de Talbert que je ne connaissais pas.

Encore une étape le lendemain jeudi pour rendre visite à une grande cousine du coté de Saint Malo. Que de monde à voir 🙂 Nous arrivons tard et repartons tard, juste à temps pour attraper un joli coucher de soleil sur Cancale.

Et nous dormirons pour la première fois sur une aire de camping car. Comme elle est payante, nous ne sommes pas les uns sur les autres. (Gérard en parlera surement, mais les aires gratuites avec les CC en rang d’oignons, nous avons fuit, préférant les campings).

Vendredi matin, il est temps d’aller rendre le camping car à son propriétaire. Nous allons nous mettre un bon coup de pression, entre les deux heures de route, le nettoyage, les vidanges, les pleins, nous n’avons pas eu de temps à perdre.

Nous entamons donc notre retour.

Finistère sud – Trevignon

Comme c’est joli ! ! ! Coup de chance la météo est plutôt correcte, avec de beaux rayons de soleil entrecoupés d’averses, le climat breton….. Par contre, nous avons beaucoup de vent et le coucher hier soir sur le bord de mer a été… secoué…. C’est impressionnant, même au chaud dans le carrosse à roulettes ;).

Quelques images de cet endroit vraiment, vraiment joli !

Quand à la nuit en CC ? Nous dormons bien, çà va, mais le réveil en fanfare car la cassette des toilettes est pleine 🙂 je laisserai à Gérard le soin de faire un CR en détail sur ces aspects.

Avril 2026 : Des vraies vacances

Autant profiter, puisque de toute façon je suis toujours handicapée du bras gauche, que j’arrive un peu à bouger, mais sans amplitude de mouvement et avec aucune force, alors soyons fous, on part en vacances (des vacances dans les grandes vacances, quoi….).

Et pour la deuxième fois, nous louons un carrosse. Nous avons longuement hésité à investir ou pas, et nous décidons de faire un deuxième essai. Un modèle plus petit que celui que nous avions essayé sur deux jours, et sur une durée d’une semaine ! ! ! Direction la jolie Bretagne avec le Toy, et nous récupérerons notre logement à roues sur place.

Un aller avec notre gros Toy en faisait une étape à Yves, nous passons une soirée sympa avec une collègue. 11 ans de collaboration ça marque 😉

Les marais de la région de Yves, et de toute cette côte méritent un peu plus d’attention, nous reviendrons, c’est super joli à traverser. Ci dessous la cote vers Yves, avec des superbes carrelets :

Un passage toujours impressionnant sur la route (pont de Saint Nazaire) :

et nous récupérons notre carrosse à Pontivy. On n’était pas en avance, nous avons tout jeté en vrac à l’intérieur et sommes partis direction la pointe de Trevignon.

Quand il a fallu trouver un emplacement le soir….. Quasi toute la pointe est interdite aux campings car, quelques emplacements autorisés, où, bien sur, tout le monde s’entasse. Ce n’est pas une découverte, nous le savions…. Mais c’est pas très cool de ne pas pouvoir se poser ou l’on veut. Le coté « évasion » en prend une bonne claque.

Et puis c’est pas bien grand, nous avons un grand lit central, mais malgré tout peu de place pour bouger…

compte rendu plus détaillé à suivre 😉

Toutefois, au petit matin c’est quand même bien sympa d’être à quelques mètres de la plage.

Ah, le marché de Bayonne…

Donc, nous étions dans le sud-ouest du sud-ouest pour que ma ptite nana tente d’oublier son bras cassé.
Il y eut Biarritz et son coucher de soleil mais il y eut surtout Bayonne. Et son marché de Bayonne.

C’est une ville ancienne avec des rues étroites, incompatibles avec une circulation automobile. Alors c’est vélos ou marche à pied. Pour nous, ce fut marche à pied car entre le bras cassé de Maame Isa et un genou en vrac pour le Léon, il n’y avait pas le choix. Il y a plein de parking facilement accessibles et une déambulation dans ces ruelles bordées d’immeuble du XVIII°siècle fut un réel plaisir à renouveler.

Il y eut aussi une virée du coté espagnol à Irun en passant par la corniche entre la plage de Cibourre et Hendaye.

Bon. Quand repartons-nous sur la marché de Bayonne, j’n’ai pas goûté à tout !