Jour 15 Otocac – Plitvice – Otocac

Le Danger n’est pas toujours là ou l’on l’attend, comme l’écrit Ginette de Bébert dans un  commentaire d’hier.

Fuyant les routes trop roulantes à cause de Croates en folie, nous décidons de faire un tour vers le Parc National des lacs de Plitvice par une petite route blanche qui part d’Otocac.

Chemin faisant, quelques panneaux sur le coté me font penser qu’il vaudrait mieux éviter d’avoir envie de faire pipi dans les champs.

Puis c’est en forêt que je n’irai pas non plus me soulager !

Et le rythme s’intensifie. Dans certains coins, les panneaux sont tous les 20-30 mètres !!! On  ne risque pas de les louper.

 

Malaise…..

Et pourtant elle est si jolie cette forêt !  Et Léon qui ne trouve rien de mieux à dire que « il doit y avoir des ours dans ces forets » (fort probable, il y a une nursery pour oursons trouvés à Otocac). En repartant, je priais sainte Bullet pour qu’elle ne choisisse pas ce moment pour tomber en panne……

Tous ces  mémoriaux  sont là pour nous rappeler que 20 ans ce n’est rien. Il est vrai que chez nous on a les équivalents pour 14/18 ou 39/45.

sur le bord de la forêt :

 

Nous ne verrons pas grand chose de Plitivice, nous ne sommes pas rentrés dans le parc.

Mais nous avons bien profité de la charmante campagne environnante.

et nous avons rencontré une bande de 4 jeunes Nantais, en vélo, qui vont jusqu’a Athènes pour deux d’entre eux et Istanbul pour les deux autres.

Chapeau bas !

PS : Je lisais ce midi qu’il restait de 250 à 500 000 mines anti-personnelles en Croatie et que cela reste non-quantifiable en Bosnie.

PS2 : Il y aurait 1000 ours bruns en Croatie, dont 100 dans la région de Plitvice.

 

 

Jour 14 Otocac – Spenj – Vrela Gacke (Croatie)

Au matin, direction Spenj, ville de bord de mer, en katkat, pour cause de courses, et aussi parce que les croates roulent comme des malades sur les nationales, on en est à quelques frayeurs bien marquées, donc on va réserver les bullets aux petites routes.

Le retour se fait par un col à 700 mètres d’altitude offrant sur une superbe vue sur le littoral :

Nous ressortons les bullets pour une balade sur des petites blanches. Oui, sauf que la seule carte qu’on a n’est pas assez détaillée, et on a pas de GPS. Donc on se perd, normal. Et on attaque le road-book par la fin. Comment ? va savoir je n’ai pas encore compris :).

L’objet de la sortie était le Vrela Gacke, pas très loin de notre logement, laquelle balade devait aussi servir à valider la réparation de la fixation du pot de la rouge avec du fil de fer.

L’endroit est charmant, bucolique. On s’y sent super bien.

Ce sont des petits moulins en bois qui exploitent la sortie d’une rivière souterraine à cet endroit.

La rivière souterraine apparait à gauche sur la photo, arrivant d’un puit de 60 mètres, lequel est relié à une galerie qui a été explorée jusqu’à -455 mètres.

On a du mal à le croire en voyant la quiétude de l’eau.

Sur le chemin du retour (qui aurait du être celui de l’aller si vous avez suivi).

Nous nous arrêtons sur un autre site remarquable, d’un autre genre :

et la gaffe du jour, m’enfin je n’y suis pas pour grand chose :

Je me suis fait piquer par une guêpe dans le cou, comme ça m’a fait super mal, je me suis arrêtée n’importe comment en vrac, j’ai viré le blouson sans réfléchir, lequel a été se coller sur le pot :'( . merde un blouson presque neuf, je l’avais acheté en début d’été j’en étais super contente.

Et de l’huile de coude en perspective :

Léon qui est content de m’avoir enlevé un gros dard !!!! pfuuuuuu

 

 

Google trad

pour Pat

Notre logeuse ne parlant que Croate, un peu allemand, ce qui n’avance à rien, on utilise google trad pour dialoguer.

échange de sms hier soir :

Elle : Madame Isabella, je vous dis que nous ne pouvons pas rentrer chez nous ce soir. Vous partez demain. Ana House Buric

moi :  Želimo napustiti ponedjeljak (nous voulons partir lundi) to više nije moguće? (ce n’est plus possible ?)

Elle : il est possible de se sentir à la maison bonne nuit

Bon on verra tout à l’heure s’il faut qu’on remballe 🙂

 

 

Jour 13 Simuni – Otocac (Croatie)

Nous avons quitté Simuni, et plutôt que de faire route inverse sur cette grande presqu’île, nous avons opté pour le ferry. Ça manquait, non ?

Le bout de la presqu’île est désertique, plus on avance plus la végétation disparaît, il ne reste que des cailloux et des cailloux.

[Leon] Cette région est chrétienne et il faut être aveugle pour ne pas le voir !

Mais ne serait-ce pas notre ferry ? 42 euros pour le Toy, sa remorque et ses 2 passagers pour à peine 30 minutes de traversée. Mais quel plaisir de voguer ainsi sur les flots sans être malade comme un chien ! 

Mais en arrivant de l’autre coté, un tout autre spectacle nous attend, une fois de plus. 

Des feux de broussailles, encore et toujours. Mais contrairement à ce que l’on a vu plus au sud où les moyens sont dérisoires voire inexistants, ici, au Nord près de la frontière italienne et des touristes en nombre, on utilise un Canadair. 

On le voit faire ses rotations, un premier passage pour « voir », un deuxième passage pour le largage et retour en plongée vers la mer pour l’écopage. 

Nous mangerons dans la petite ville de Senj dans un restaurant surplombant cette mer d’un bleu intense. Et d’une transparence ! Ah, si seulement la Croatie possédait des plages de sable fin ! Mais non ! Au mieux, on a droit à une sorte de gravier, au pire à des rochers coupants !

Et les îles, ces îles qui pourraient être paradisiaques, idylliques mais qui ne sont que désertiques et inertes… Pas un cocotier, pas un troquet, pas une Mobylette, rien… Comment voulez-vous vivre d’amour et d’eau fraîche sur ces cailloux arides et infertiles !

Par contre, sur la côte, alors là, ya du touriste, de l’allemand, de l’autrichien, de l’italien et de l’ex-pays de l’Est (slovène, croate, bosniaque, tchèque et slovaque).
D’ailleurs, on a trouvé un nouveau jeu : nos interlocuteurs nous parlent d’abord en allemand puis nous demandent si nous sommes anglais. Au mot « français » ou « french », on a droit à une grimace avec un sourire de désolation et ils repassent soit à l’allemand (comme notre logeuse de ce soir) soit à l’anglais.  Et nous, ça nous fait marrer 🙂

Notre logeuse parce que nous avons pris gout au logement chez l’habitant(e). Faut dire qu’hier soir à Simuni, camping de 900 places, une promiscuité dérangeante et une saleté qui ne l’était pas moins, c’était intenable. Bref, on voulait rester (et on a payé pour) 2 jours, on est reparti dès le lendemain matin à l’aube !

Mais ici, dans ce petit village de basse montagne (Otocac), on se sent bien alors on va  y rester 2 ou 3 jours. Ou 4, qui sait… Et on va peut-être le trouver, ce fameux sceptre d’Ottokar. A suivre donc.

Jour 12 Misevici – Simuni

Après des au revoir difficiles avec notre hôte (pas vraiment envie de partir), nous avons pris la route du nord, pour aller jusque Simuni, sur une presque-île au dessus de Zadar. On a pris l’option Croatie, les routes de Bosnie étant trop mauvaises pour enchaîner les kilomètres.  Arrivée sans encombre (être attentifs à la route, parfois c’est chaud) et installation dans un camping en bord de mer. J’aime pas. trop de monde.

Partout sur notre route, des incendies au loin ou des traces d’incendie récents. Quelle désolation ! En Bosnie, cela faisait 4 mois et demi qu’ils n’avaient pas vu une goutte d’eau.

 

Le sud de la Croatie était vert, des pinèdes, des forêts, ici, c’est beaucoup plus cramé, limite désertique.

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Jour 11 – Stolac (Bosnie Herzegovine)

Aujourd’hui, nous devions visiter des vieilles pierres tombales médiévales à Stolac. Environ 60 km de notre camp de base.

  • On a mis 5 heures pour faire 120 km. On s’améliore 🙂
  • On a découvert la route nationale à Bullet (RNB)
  • Celle ou deux véhicules ne se croisent pas
  • Celle ou tu croises des troupeaux régulièrement
  • Celle ou, tu passes, et les arbres sont encore en feu sur le coté de la route !!!! (euh….. et ensuite tu croises un calmion citerne avec le logo inflammable dessus….hallucinant)
  • On oublie les cailloux (pas graviers, hein, cailloux étalés dans les virages)

La fameuse route nationale est limitée à 30, parfois 40 ! et nous jeunes voyous que nous sommes avons parfois fait des pointes à 50 !!! si si !!!!

L’aller retour difficile, sous la chaleur revenue, et on a même pas trouvé les tombes. Sur place nous avons demandé plusieurs fois notre route, et chacun nous envoyait à l’opposé de l’autre :). On a fini par laisser tomber. On a même pas mangé ! c’est dire 🙂

Bilan de la journée :

RNB  2 – Bullet 0

  • patte de fixation du pot de la rouge cassé (réparé avec du fil de fer)
  • rivet pop cassé sur protection pot de la chrome (réparé avec ficelle)

A Stolac, les mêmes stigmates qu’a Mostar, et la nature qui reprend ses droits parmi les maisons bombardées et abandonnées.

 

Nous quitterons notre petit logement chez l’habitant demain matin. Un havre de paix au milieu des montagnes, avec piscine (quand même)

Aucun bruit, si ce n’est l’un des deux ânes qui se lâche de temps en temps.

et puis des poules, des lapins, des canards, un chien, un chat 🙂

des piments, des figues, du basilic, j’en oublie plein !

et on mange…. bien !

On remonte plus au nord….. (snif)

 

en apparté

J’ai compris la malcomprenation de l’histoire du ferry : il y a deux stari grad……

pfuuuuuu….. c’est que pour perdre les pauvres touristes 😉

 

 

Jour 10 – Muraille de Chine

c’était pas si loin, alors on a craqué……

mais non, c’est pour voir si ça suit 🙂

On a pris nos petites bullet, et on est partis en rando sur la presqu’ile de Peljsac. Et à l’entrée, surprise, 5 km de murailles sur la montagne, surprenant !

On a commencé par faire le plein à 0.90 centimes le litre : le paradis du motard !!!! enfin le prix du carburant et les paysages, parce que les routes…. C’est pas compliqué, au premier feu rouge, Léon et moi on a posé le pied par terre, si on l’avait posé sur une savonnette çà aurait fait pareil !!!! rappel, nous sommes en Bosnie, nous sommes équipés, et nous sommes les seuls à l’être : les autres roulent sans casque, sans gants, en tongs, en short… sans rien….

On a passé la frontière, et filé vers notre destination, et c’était bonheur sur deux roues. Des petites routes superbes, des paysages à couper le souffle, on se serait arrêtés tous les 50 mètres.

 

On voulait rentrer par ferry, pour le fun, mais bon, les horaires c’était pas çà, alors on a fait (avec grand plaisir), la route en sens inverse.

Le tout sous un petit vent hyper agréable, bref, super journée.

re-passage de frontière, j’étais devant et je ne me suis pas arrêtée au contrôle de police. bin ouais quoi ? ca fait je ne sais pas combien de fois qu’on sort nos papiers ces jours ci :))))))

Ils ne nous ont pas poursuivis pour autant 🙂

L’autre gaffe de la journée ? comme souvent on nous sert le plat (viande) sans accompagnement, j’ai, machinalement, commandé des frites avec mes pâtes aux fruits de mer :))))) MDR