28 Juin – Italie toujours

La suite de notre aventure « panne » et du retard pris, (de l’hôtel à 1h du mat), c’est qu’on joue les prolongations, Gérard est trop fatigué, on coupe en deux la route restant à faire. Nous sommes à Plaisance.

D’ailleurs on a failli bugger : c’est qu’on vient seulement d’apprendre (car l’hôtel est rempli de cyclistes) que le tour de France part demain de Rimini (où on était hier) et qu’il va passer à Plaisance, d’où ces hôtels complets partout….. Mazette.. Heureusement qu’on a deux jours d’avance sinon c’était le duvet sur la plage. (Hier soir, quand on ne trouvait pas, j’avoue y avoir pensé).

Les italiens sont toujours aussi usants sur la route. très bizarrement c’est différent des grecs. Je trouve plus stressant en Italie. Gérard expliquera, je pense.

On a quand même été narguer une belle usine :

avec notre Toy tout beau de ses 3 semaines de vacances (et ses deux batteries neuves) 😉

Vous n’allez pas le croire, mais on l’a lavé au bout d’une semaine de voyage 🙂

🙂

27 Juin – arrivée sur Ancone

Le Ferry est arrivé à l’heure (17h30) avec un Léon et une Isa super reposés, on avait bien dormi la nuit, et de plus, fait une grosse sieste, on dort vraiment bien sur ce Ferry.

On grimpe dans le Toy (y’a pas beaucoup de monde à descendre…) et la….. la cata se produit, notre carrosse refuse de démarrer. Plusieurs essais infructueux, on est tout seuls sur le pont. Gérard prévient et un type arrive avec un booster. Ça démarre. Mais hors de question de rester ainsi, google est mon ami (pour cette fois) et me trouve un garage ouvert à 8 minutes. Lequel a tout ce qu’il faut, et nous repartons 1h30 plus tard avec 2 (oui 2, Gérard expliquera) batteries neuve et un portefeuille allégé.

Ensuite on s’est tapé une galère, on a cherché un hotel dans la zone qui nous permettait d’avancer un peu pour demain. et cette cote (entre Ancone et Rimini) c’est l’enfer. (promis on mettra un petit mot la dessus)

bref, à 1h du mat on a trouvé un best western à Cesena. Epuisés.

a suivre….

26 Juin – Igoumenitsa

voila, notre dernier jour est arrivé, nous embarquons ce soir.
whaou quelles vacances !

Nous profitons donc de notre dernier jour, balade sur les plages locales, baignade pour Gérard, un peu de courses (on a oublié la feta…. je m’en veux),
Quelques photos animalières de plus pour moi, en effet, on retrouve ce système de digue avec la mer d’un coté et un marais de l’autre. Et qui dit marais dit bebêtes 😉

On court après une course importante : les clopes…. Ambiance :
A Igoumenista, je trouve une boutique qui me fait :
– 4,10 en espèces
– 4,5 en carte bleue
et tout compte fait, au port (boutique officielle) c’était 4 € le paquet 🙂 🙂 trop fort.

Gros fou rire qui nous a pris hier soir dans la cabine.
vous avez vu sur les photos ci-dessus que Gérard se rince après le bain de mer. Nous avons l’eau courante dans le Toy. 70 litres.
et vous avez vu aussi tout nos rangements lesquels sont pleins actuellement. Notamment avec l’OUZO de Monsieur 😉

Hier soir nous étions chacun dans notre couchette (en passant Mineolan Lines, c’est pas mal, on mange bien, on dort bien)
et nous nous mettons à lister ce que nous avions emmené, trimbalé avec nous pendant toutes ces vacances et qui n’a pas servi :

  • Oreillers
  • tente, matelas gonflables, sommiers gonflables, et le gonfleur électrique
  • duvets (et j’avais empêché Gérard de prendre une deuxième paire de duvets, au cas ou)
  • Manteau de pluie et pulls over
  • la tente à caca et son siège (si si on a çà avec nous)
  • tout mon matériel astro (pied, tête équatoriale, lunette askar) ainsi qu’une grosse boite d’accessoires indispensables 😉
  • 2 power box pour astro
  • mon peignoir (alors que Gérard avait laissé le sien pour une fois)
  • On rajoute à cela ce qui a servi : c’est a dire des T-shirts, et tenues légères. nos affaires de salle de bain. Tiens en passant, Monsieur a mal aux dents, alors, sans mentir, j’ai au moins 10 boites de doliprane dans la voiture 🙂 🙂 🙂 et le fou rire ?
    C’est quand on a percuté qu’on avait emmené avec nous des boites de cassoulet et de raviolis, vous savez, au cas ou ils ne nous donneraient pas à manger la bas.
    on en a pleuré de rire. les dingues.

25 Juin – Pardika

Nous avons loué un bateau pour 4 heures, (conjurer le sort de l’année dernière). C’était génial.

Mer calme, Capitaine en pleine forme. c’est parti 🙂

Sur le conseils du loueur, nous avons longé les cotes, c’est super joli.

Mais surtout nous avons eu une belle surprise ! Gérard me dit « Je viens de voir un poisson sauter » moi ah bon ? un dauphin ? »

C’était effectivement un groupe de Dauphins que nous avons suivi pendant 20/30 minutes. Malheureusement je n’avais pas imaginé voir ça, et je n’avais avec moi qu’un objectif pour les paysages. Alors j’ai shooté un peu, j’en ai eu quelques uns, mais loin….. on ne voit pas grand chose. Superbe moment qui restera gravé dans nos mémoires.

Ce soir, un coucher de soleil avec une autre vue 🙂

et pour le fun, la photo de la nouvelle copine de Gérard 😉

24 juin – Retour à Pardika

Nous avons reloué la où on avait passé notre première nuit car le coin nous avait bien plu. Une petite plage hors de tout, un hôtel sympa. On avait une centaine de km pour le rejoindre.

Les premiers km nous ont permis de faire du chemin, toujours sur les bords du golfe d’Ambracie, décidément un chouette endroit.

Nous avons été attirés par le splendide site de Nicopolis. Impressionnant ! C’est tellement grand qu’on peut naviguer en voiture à l’intérieur, pour rejoindre les points d’intérêt plus rapidement. C’est incroyable quand on pense que cette cité romaine a été fondée par Auguste quelques dizaines d’années avant JC.

On y est restés pas mal de temps, la bonne nouvelle de la journée étant qu’on a perdu 10 degrés, il en reste 30, et çà permet de bouger un peu plus 😉

Tout le temps de la visite nous avons eu une accompagnatrice 🙂 Elle était présente sur, le coté, pas affolée du tout par notre présence. Dans le théâtre nous étions de nouveau seuls, alors Gérard a de nouveau poussé la chansonnette et j’ai (encore) filmé. Çà sortira en temps utiles 😉

Nous avions prévu de passer par Parga, une jolie ville dont j’ai de beaux souvenirs de notre premier voyage. L’enfer…. blindé de monde, impossible de se garer, un stress terrible pour Gérard, les rues étroites, les piétons, les scoots, tout s’entremêle, à tel point qu’on a envisagé de louer un scooter pour se déplacer la bas. Nous avons appris ce soir le pourquoi d’un tel monde depuis samedi (avant il n’y avait personne), c’est la pentecôte orthodoxe et les Grecs ne travaillent pas ce lundi. D’où l’affluence.

Les plages de ce littoral sont bien plus sympa, de sable fin. Cet après-midi nous avons passé un bon moment dans l’eau, plage qui descend en pente douce, mer très bonne, c’est vraiment agréable.

Ce soir nous avons assisté au coucher de soleil depuis le petit resto qui nous avait tellement plu le jour de notre arrivée.

23 Juin – Apta / Golfe ambracique

On s’est baladé sur les digues, la plupart du temps par des chemins. On a vu plein d’oiseaux, fait plein de photos :), j’en ai isolé quelques unes, il y a du boulot de tri et développement à faire.

Ah ouais, et ce matin on s’est sauvés de notre logement qui devait être normalement pour 2 nuits. On a réservé dans un hôtel, on avait trop passé une nuit de m…… Bref là, on va mieux dormir. Enfin on y croit.

Superbe figure de Gérard en rentrant dans la piscine, CETTE GAMELLE, pas impossible qu’un orteil soit cassé (d’ailleurs ce n’est pas la première figure, il y a quelques jours, presque la même mais dans la mer.)

22 Juin – Golfe Ambracique

Nous sommes dans le Golfe Ambracique, à Korinisia, coté Parc national. Pour y aller, il faut prendre la route/digue. C’est spectaculaire, d’un coté de la route plutôt la mer, de l’autre plutôt le marais.

Sur la digue, plusieurs de ces maisons bleues sont installées.

Nous sommes partis assez difficilement de la résidence où nous étions installés, on était vraiment bien. Confort, vue, et les deux frères qui sont propriétaires sont vraiment sympas, marrants, avec un anglais correct (ce qui nous permet d’échanger relativement facilement).

Sur la route le ciel se confond avec la mer, c’est vraiment beau.

A Arta, nous avons la surprise de découvrir un ancien pont, il nous fait penser à tous les deux au célèbre Pont de Mostar en Bosnie.

Il a fait chaud, très chaud, on a passé les 40 degrés et cela nous a écrasé. Dur à Supporter. Heureusement la clim de notre nouveau (petit et spartiate) logement fonctionne correctement, cela nous permet de dormir.

Par ici, on note une quantité de chiens errants hallucinantes. Ils sont par bandes d’une dizaine de chiens, ne semblent pas agressifs, mais ce n’est pas rassurant. Il est d’ailleurs écrit dans les guides de voyage d’y faire attention. Par contre, je pensais qu’on allait mener une guerre des moustiques, et bien non, on a vu bien pire au début de notre périple. Pourtant, les marais autour laisseraient à penser le contraire.

Pourquoi on a choisit cette étape ? parce que le parc naturel annonce une population de 250 oiseaux différents, nous en avons bien rencontré quelques uns, il nous en reste pas mal à trouver 😉

Une colonie de flamands roses, on aperçoit même un pélican au milieu, mais ils étaient loin, et pas accessibles par voie terrestre.
La famille mouette, avec des petits
des Cormorans partout

Nous restons dans ce parc encore une journée.

21 Juin – Astrakos (repos)

On quitte demain notre logement avec super vue pour monter plus au nord, au milieu d’un parc national.

Donc on a été faire des courses, on s’est baignés, on a rangé, lessivé, trié.

Et je me suis fait un petit plaisir : les hirondelles viennent boire dans la piscine et nous offrent un ballet incessant, je me les suis faites.

Nikon à donf de ses possibilités : vitesse de 1/8000 ème il est très rare que j’ai besoin de ce réglage.

Une partie de plaisir ! ! !

Mais ma plus belle prise est ici, le sourire de Gérard qui s’éclate dans la piscine, je ne comprends pas pourquoi il est taureau, il aurait du naitre poisson 😉

20 juin – Lefkada (Leucade)

Nous nous étions programmé une visite de Lefkada et sa presqu’île (reliée au continent par un pont).

ici sur la carte

La ville est entourée d’une zone humide et c’est très joli, ainsi que du château de Saint Maure (superbement bien conservé). On y trouve un phare, c’est pas commun d’en voir un par ici.

Pour le reste, la ville est un joyeux bordel (comme toutes les villes importantes) çà passe à gauche, à droite, devant…. Une belle mise en pression pour Gérard au volant. De plus, c’est hyper touristique (y compris la cote Est qu’on a commencé à longer). Nous avons donc décidé de nous sauver pour retrouver des lieux plus calmes.

Chose faite dans un petit village plus loin, nous nous attablons dans un restaurant, je lève mes yeux enamourés vers Gérard, pour m’apercevoir qu’un nid de cigognes est de l’autre coté de la rue !

Exit Gérard, amour toujours pour les cigognes, nan mais ! J’ai couru à la voiture chercher mon 600 mm et j’ai shooté tout en mangeant 🙂

Il y a quatre petits, dont un semble prêt à s’envoler, il s’entraine à battre des ailes, un autre semble très petit et faiblard. les deux parents alternent les rotations pour les nourrir. Impressionnant !

De très beaux oiseaux !

Ce matin, il y avait une brume assez marron mais pas épaisse, le retour du sable. Ça s’est arrangé dans la journée, ce soir c’était plus clair, mais les prises de vue de ce matin étaient bleues : la mer, les montagnes, le ciel. On distingue où s’arrête la mer, où démarre le ciel, où il y a une ile, grâce à son bleu différent du précédent (Je précise les photos ne sont pas retouchées, et rendent bien la vision de ce moment).

Quelques vues du retour cet après-midi, des plages superbes, une très belle route.

Le petit plus : En bas de notre résidence hôtelière, à l’intérieur de l’enceinte, encastrée dans la roche, une petite chapelle (Comme il y en a beaucoup dans ce pays), on a pris quelques photos.

19 juin – Dans la Grèce profonde

Ce matin avec Isa, nous avons visité ce théâtre antique perdu au fin fond d’une zone où les touristes ne vont pas. Effectivement, nous y étions les seuls visiteurs. Pas tout fait en réalité car une chèvre se promenait nonchalamment au milieu des ruines. Au moment de partir, un gars arrive sur un genre de Mobylette avec une fourche le long du cadre, les piques vers l’avant et non protégées bien sûr. Et il tourne autour de la chèvre, histoire de la rediriger vers son havre de paix. Mais tranquillement, sans hâte.

Alors nous aussi, nous nous sommes dirigés sans hâte vers le village le plus proche, le besoin du café frappé du matin se faisant urgemment sentir à 11h00 du matin. Au milieu du village, une place libre et à l’ombre près d’un troquet attire irrésistiblement notre véhicule, le Toy s’y love amoureusement. Quant à nous, une table libre nous tend ses bras.

Et on attend.

Autour de nous, quelques habitués sirotent leur bière ou leur café en papotant doucement. Le calme. Un vieux pickup est garé près du carrefour, sa benne pleine de pastèques et de melons et son patron discute au téléphone, s’occupant parfois d’un client ou d’une cliente. C’est à lui que nous achèterons une délicieuse boule verte et rouge.

Nous attendons toujours de passer commande mais nous sommes bien sur cette terrasse ombragée, à regarder les passants, les commerces alentours mais nous n’avons pas encore vu le serveur.

Alors, nous attendons.

Un vieux monsieur s’approche de notre table, un vieux monsieur, dos courbé sous le poids des ans, la peau ridée et tannée par le soleil grec. Il a un vieux chiffon à la main, nous lui disons bonjour, il essuie notre table et nous pose une question. En grec… On lui répond en français, en anglais et en italien. Sans succès de compréhension. Il appelle un client d’une table voisine, je m’approche du gars qui me parle en allemand. Je lui dis que je suis français, regard d’incompréhension. Je répète en anglais et il me désigne son copain de table qui fera office de traducteur avec le vieux monsieur : 2 café frappé, sans lait mais sucrés.

Et le petit vieux de partir dans son antre, clopin-clopant. Je le suis avec la ferme intention de repartir avec le plateau. Mais non, il me renvoie à ma table. Et y revient qq minutes plus tard avec son plateau et les 2 verres de café frappé et un monnayeur à pièces, comme nous en avions au début des euros, vous savez, ce truc en plastique où l’on pouvait ranger les pièces en euros par type de pièce.

Au bout d’un moment, un taxi Mercedes manœuvre autour du carrefour. Le gars qui parlait anglais me fait signe que je suis garé sur la place du taxi. Et me désigne un endroit où je peux poser le Toy. Ce que je fais. Tout ce passe tranquillement, sans engueulade parisienne, sans énervement. Nous sommes les seuls touristes dans ce village du bout du monde et l’on va y faire nos courses, le boulanger, le boucher. En échangeant avec chacun, avec un sourire, avec bienveillance. C’est reposant, apaisant.

Nous sommes dans la Grèce profonde, loin des plages bondées de touristes, loin des sites de la Grèce antique surchauffés par le soleil, ici c’est la Grèce authentique, celle que l’on a aimé il y a 10 ans et que l’on aime encore aujourd’hui.