Habiter en vacances (épisode 2)

 

 Le printemps ayant pris trop tôt un air d’été, nous avons décidé d’aller nous promener en hiver 🙂

Direction  la Haute Maurienne, avec une fois n’est pas coutume, le retour de la Pan, l’ Enfield rouge étant éparpillée en morceaux sur le pont. Rouler en couple Pan + Enfield me rappelle des souvenirs, le temps du couple Guzzi/Pan. Bon j’avoue qu’il est bien pratique le « camion »,  du coup je l’ai chargé avec le matériel photo 😉

La première étape est bien sûr la barrière de l’Esseillon, point d’entrée de cette si jolie Haute Maurienne.

Nous avons de la chance, la D1006 était coupée jusqu’à hier soir, suite à un éboulement, nécessitant un détour par l’autre versant de la vallée, Aussois.

Peu après Termignon, nous apercevons nos premières marmottes. Il n’y a plus de neige à cette endroit, et elles s’éclatent dans l’herbe fraiche.

Plus nous avançons dans la vallée et plus l’hiver se fait sentir.

Nous nous arrêtons à LansleBourg, retrouvailles avec Patrick, propriétaire de plusieurs Enfield, lequel sort d’hibernation, en effet les rues étaient encore sous la neige il y a quelques jours. Il a d’ailleurs neigé là-bas la semaine dernière.

Petit resto 🙂 avec Patrick et son pote (qui possède une Enfield aussi). Et oui, il y a un nid de passionnés par la-bas….

Nous poursuivons notre route, et une fois le col de la madeleine* passé, c’est l’hiver. Les murs de neige deviennent impressionnants, les traces d’avalanches sur les cotés sont omniprésentes.

Arrivés sur Bonneval sur Arc, et effectivement, la ville croule encore sous la neige. Les fenêtres sont dégagées à mi-hauteur. La neige effectue encore des jonctions entre les toits. Bonneval cet hiver a pris 9 mètres de neige cumulée, à tel point que la semaine dernière deux maisons se sont encore effondrées sous le poids résiduel.

Ma classic attire toujours les curieux et nous bavarderons avec plusieurs personnes qu’elle a attirée.  Dont le propriétaire de cet engin, assez joli j’avoue.

La Maurienne est une vallée de 120 km de long et pendant la période hivernale un cul-de-sac puisque les tous les grands cols alpins sont actuellement fermés. C’est donc par la même route, longeant l’Arc,  que se fait le retour.

J’avoue avoir trouvé jouissif cette sensation du soleil qui réchauffe l’atmosphère, conjuguée au froid délivré par ces barres de neige sur les cotés de la route : c’était géant !!!!

Très peu de motos sur cette route, mais encore des skieurs de rando, de fond, et d’autres moyens de locomotion plus originaux :

Sur le retour, la D1006, ancienne N6 est coupée après Modane suite à un éboulement, nous obligeant à un détour supplémentaire par la montagne…. En ce moment, çà tombe de partout.

Quelle fabuleuse journée !

Les photos en plus grand : http://sitaleon.fr/wp/2018/04/22/haute-maurienne-avril-2018/

 

 * deux cols de la Madeleine dans notre vallée, le premier, le plus connu qui relie la Maurienne et la Tarentaise (1993 m) , et le second qui permet l’accès à Bessans et Bonneval (1746 m).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Habiter en vacances……

Une phrase que je prononce régulièrement : « On habite en vacances »…….

Samedi matin, grand beau, la saison touristique se calme, et on commence à  vraiment sentir le printemps.

Alors nous sautons dans la voiture, et direction Saint Francois Longchamp, station la plus proche de chez nous,

(la bas au fond, le col du Glandon, mais cela sera pour plus tard….)

Nous montons non pas pour skier, mais pour le SPA, trop bien et désert le samedi matin :

Imaginez être dans un bain à 36°, dehors, tout en profitant d’une vue :

Deux heures plus tard, nous sortons relaxés et nous précipitons vers notre destination suivante (Léon a faim….) 🙂

Nous voici attablés en terrasse à la Toussuire, 1800 mètres, en plein soleil, ce qui vaudra à Gérard un joli coup de soleil :))))

 

Déjeuner avec une superbe vue (au 140 mm) :

On fera trainer le temps tellement c’est bon la-haut.

Et nous décidons de faire un petit détour pour aller voir les belles aiguilles d’Arves de plus près :

 

Il reste encore beaucoup de neige pour un 24 mars….

18 heures, on est rentrés, après en avoir pris plein la vue toute la journée !!!!!

…….. On habite en vacances………..

 

 

 

 

Jour 21 Castel San Giovanni – Home

Nous avons quitté Castel San Giovanni sous la pluie et un ciel prometteur d’une longue journée humide.

Toutefois, au fur et à mesure de notre avancée vers l’ouest, le ciel se dégage laissant apparaître les Alpes (….. maison….)

On a bien roulé, on peut donc se permettre quelques arrêts, notamment à la foire au poivron d’un petit village sur notre route. Le soleil sur les étalages !

Et, comme très souvent, c’est le col du mont Cenis qui marque la pluie 🙂

coté Italien, c’est soleil :

coté français du mont Cenis, dégradation…

Mais on a l’habitude ! C’est toujours comme çà quand nous rentrons de vacances 🙂

Voila, fin de vacances d’été 2017. Un épilogue suivra, quand nous aurons un peu de temps.

 

 

Jour 20 Bassano – Castel san Giovanni

Orages au petit matin, et nous sommes partis de Bassano sous un ciel bien tristounet :

On s’est fait ch….. à Schio  (perdus dans la ville)

Comme le beau temps tardait à revenir on a décidé de faire demi-tour et on a pris la route de :

jusqu’a ce que l’on trouve un :

et le beau temps était revenu, a tel point qu’on avait encore 36 degrés dans l’après-midi et que du coup :

il était bien marrant cet hôtel, plein de noms rigolos aux chambres :

et des box individuels pour les véhicules, on a pu ranger la remorque et la voiture :), avec un petit rideau électrique pour cacher l’ensemble une fois rangé. MDR

et aussi un passe plat, histoire que certains puissent rester  incognito.

Non, ce n’est pas un hôtel de passe, mais un vrai hôtel, avec une vraie réception, un restaurant etc, mais disons, qu’il existe quelques arrangements. http://www.motel2.it/castelsangiovanni/

et puis dans la chambre :

Demain Back home avec appréhension

 

 

 

 

 

 

 

 

Jour 19 Brezje – Bassano del Grappa (Italie)

Très joli début de route, de la Slovénie à l’Italie, superbe !

Nous faisons halte dans un agritourismo très sympathique à Bassano Del Grappa. . Il fait une chaleur étouffante. Heureusement la chambre est climatisée.

Diner à Bassano del Grappa qui a aussi son ponte vecchio, mais, comme toute ville italienne qui se respecte, a un centre ville inabordable (et interdit aux vehicules non-locaux). Coup de bol nous trouvons un pub avec vue sur le fameux pont.

.

.[leon] PS: Bassano del grappa, pas compliqué de savoir ce qu’on va boire ce soir !

 

Jour 18 – Brezje – Bled et alentours

Nous avons été nous promener au Triglavskinarodnipark (joli score au scrabble….) en passant par Bled.

Bled est une jolie ville au bord d’un lac et surplombée par un château , mais que de monde !!!

Nous fuyons donc la foule, et prenons la route du parc.

Sur la route du lac Bohinjsko (pas mal aussi le score), des petits arrêts photos c’est tellement joli !

nan pas les pétoires, enfin les pétoires aussi, mais surtout  les reflets dans l’eau :

arrivée au lac plein-de-points ;), c’est chouette, non ?

et la dernière partie de la route se fait en forêt, et  cette partie est magique, quel plaisir des yeux ! superbe endroit, route minuscule tournicotante, c’est vraiment top. Il y a une cascade au bout, mais quand nous sommes arrivés, on s’est faits sauter dessus pour payer. Et ca nous énerve de devoir payer pour les beautés de la nature, ce n’est pas normal ! (comme au fer à cheval ou autres en France).

Joli rando moto de la journée 🙂

Demain Italie, ça sent le retour……

[leon]  PS : A Bled, on peut pas faire de fautes de francais. Isa n’a pas fait de faute d’orthographe à Triglavskinarodnipark et ça, faut le faire !

Jour 17 Prestanek – Brezje (Solvénie)

Dans cette région de Slovénie, on ressent bien la proximité de la voisine Autriche, ça  y ressemble fortement. 57 % de forêts, alors partout nous voyons des « allumettes » 😉 et nous croisons des 38 T remplis de bois.

Les églises sont omniprésentes dans le paysage.

Nous sommes passés voir le château de Predjama

sans le visiter…. cause foule et remorque.

Un grenier de séchage traditionnel :

Perso, j’accroche moins avec la Slovénie, plus « germanique », moins méditerranéenne (et/ou orientale) que la Croatie et la Bosnie (ou que la Hongrie).

Mais c’est joli et tout est propre et bien ordonné, rangé.  C’est moins dépaysant.

Ce soir nous dormons à Woodhouse (on ne pouvait pas passer à coté…)

Demain, promenade en bullet. enfin, normalement 😉

 

 

 

 

Jour 16 Otocac – Prestanek (Slovénie)

RIEN – NIŠTA – NIČ

Juste que l’ on s’est paumés en prenant une mauvaise direction, sur une route qui n’était pas sur la carte et que le TomTom ne connaissait pas. On ne s’en est pas rendu compte de suite.

Ce P£$%:ù de TomTom nous indique en permanence que ses cartographies sont incomplètes dans le pays !

et pour finir….. j’ai perdu la carte ! comment ? surement qu’elle était sympathique ou un truc équivalent…. bref elle a D I S P A R U  🙂

On a donc mis 8 heures pour faire 200 km….

c’est pas drôle et avec des noms pareils…..

    

Pour finir, on est bien arrivés en Slovénie.

Demain, 100 km à faire : vers un nouveau record ?

[leon] PS : Et tout ca sans manger ! ! !

 

 

Jour 15 Otocac – Plitvice – Otocac

Le Danger n’est pas toujours là ou l’on l’attend, comme l’écrit Ginette de Bébert dans un  commentaire d’hier.

Fuyant les routes trop roulantes à cause de Croates en folie, nous décidons de faire un tour vers le Parc National des lacs de Plitvice par une petite route blanche qui part d’Otocac.

Chemin faisant, quelques panneaux sur le coté me font penser qu’il vaudrait mieux éviter d’avoir envie de faire pipi dans les champs.

Puis c’est en forêt que je n’irai pas non plus me soulager !

Et le rythme s’intensifie. Dans certains coins, les panneaux sont tous les 20-30 mètres !!! On  ne risque pas de les louper.

 

Malaise…..

Et pourtant elle est si jolie cette forêt !  Et Léon qui ne trouve rien de mieux à dire que « il doit y avoir des ours dans ces forets » (fort probable, il y a une nursery pour oursons trouvés à Otocac). En repartant, je priais sainte Bullet pour qu’elle ne choisisse pas ce moment pour tomber en panne……

Tous ces  mémoriaux  sont là pour nous rappeler que 20 ans ce n’est rien. Il est vrai que chez nous on a les équivalents pour 14/18 ou 39/45.

sur le bord de la forêt :

 

Nous ne verrons pas grand chose de Plitivice, nous ne sommes pas rentrés dans le parc.

Mais nous avons bien profité de la charmante campagne environnante.

et nous avons rencontré une bande de 4 jeunes Nantais, en vélo, qui vont jusqu’a Athènes pour deux d’entre eux et Istanbul pour les deux autres.

Chapeau bas !

PS : Je lisais ce midi qu’il restait de 250 à 500 000 mines anti-personnelles en Croatie et que cela reste non-quantifiable en Bosnie.

PS2 : Il y aurait 1000 ours bruns en Croatie, dont 100 dans la région de Plitvice.

 

 

Jour 14 Otocac – Spenj – Vrela Gacke (Croatie)

Au matin, direction Spenj, ville de bord de mer, en katkat, pour cause de courses, et aussi parce que les croates roulent comme des malades sur les nationales, on en est à quelques frayeurs bien marquées, donc on va réserver les bullets aux petites routes.

Le retour se fait par un col à 700 mètres d’altitude offrant sur une superbe vue sur le littoral :

Nous ressortons les bullets pour une balade sur des petites blanches. Oui, sauf que la seule carte qu’on a n’est pas assez détaillée, et on a pas de GPS. Donc on se perd, normal. Et on attaque le road-book par la fin. Comment ? va savoir je n’ai pas encore compris :).

L’objet de la sortie était le Vrela Gacke, pas très loin de notre logement, laquelle balade devait aussi servir à valider la réparation de la fixation du pot de la rouge avec du fil de fer.

L’endroit est charmant, bucolique. On s’y sent super bien.

Ce sont des petits moulins en bois qui exploitent la sortie d’une rivière souterraine à cet endroit.

La rivière souterraine apparait à gauche sur la photo, arrivant d’un puit de 60 mètres, lequel est relié à une galerie qui a été explorée jusqu’à -455 mètres.

On a du mal à le croire en voyant la quiétude de l’eau.

Sur le chemin du retour (qui aurait du être celui de l’aller si vous avez suivi).

Nous nous arrêtons sur un autre site remarquable, d’un autre genre :

et la gaffe du jour, m’enfin je n’y suis pas pour grand chose :

Je me suis fait piquer par une guêpe dans le cou, comme ça m’a fait super mal, je me suis arrêtée n’importe comment en vrac, j’ai viré le blouson sans réfléchir, lequel a été se coller sur le pot :'( . merde un blouson presque neuf, je l’avais acheté en début d’été j’en étais super contente.

Et de l’huile de coude en perspective :

Léon qui est content de m’avoir enlevé un gros dard !!!! pfuuuuuu