21 Juin – Astrakos (repos)

On quitte demain notre logement avec super vue pour monter plus au nord, au milieu d’un parc national.

Donc on a été faire des courses, on s’est baignés, on a rangé, lessivé, trié.

Et je me suis fait un petit plaisir : les hirondelles viennent boire dans la piscine et nous offrent un ballet incessant, je me les suis faites.

Nikon à donf de ses possibilités : vitesse de 1/8000 ème il est très rare que j’ai besoin de ce réglage.

Une partie de plaisir ! ! !

Mais ma plus belle prise est ici, le sourire de Gérard qui s’éclate dans la piscine, je ne comprends pas pourquoi il est taureau, il aurait du naitre poisson 😉

20 juin – Lefkada (Leucade)

Nous nous étions programmé une visite de Lefkada et sa presqu’île (reliée au continent par un pont).

ici sur la carte

La ville est entourée d’une zone humide et c’est très joli, ainsi que du château de Saint Maure (superbement bien conservé). On y trouve un phare, c’est pas commun d’en voir un par ici.

Pour le reste, la ville est un joyeux bordel (comme toutes les villes importantes) çà passe à gauche, à droite, devant…. Une belle mise en pression pour Gérard au volant. De plus, c’est hyper touristique (y compris la cote Est qu’on a commencé à longer). Nous avons donc décidé de nous sauver pour retrouver des lieux plus calmes.

Chose faite dans un petit village plus loin, nous nous attablons dans un restaurant, je lève mes yeux enamourés vers Gérard, pour m’apercevoir qu’un nid de cigognes est de l’autre coté de la rue !

Exit Gérard, amour toujours pour les cigognes, nan mais ! J’ai couru à la voiture chercher mon 600 mm et j’ai shooté tout en mangeant 🙂

Il y a quatre petits, dont un semble prêt à s’envoler, il s’entraine à battre des ailes, un autre semble très petit et faiblard. les deux parents alternent les rotations pour les nourrir. Impressionnant !

De très beaux oiseaux !

Ce matin, il y avait une brume assez marron mais pas épaisse, le retour du sable. Ça s’est arrangé dans la journée, ce soir c’était plus clair, mais les prises de vue de ce matin étaient bleues : la mer, les montagnes, le ciel. On distingue où s’arrête la mer, où démarre le ciel, où il y a une ile, grâce à son bleu différent du précédent (Je précise les photos ne sont pas retouchées, et rendent bien la vision de ce moment).

Quelques vues du retour cet après-midi, des plages superbes, une très belle route.

Le petit plus : En bas de notre résidence hôtelière, à l’intérieur de l’enceinte, encastrée dans la roche, une petite chapelle (Comme il y en a beaucoup dans ce pays), on a pris quelques photos.

19 juin – Dans la Grèce profonde

Ce matin avec Isa, nous avons visité ce théâtre antique perdu au fin fond d’une zone où les touristes ne vont pas. Effectivement, nous y étions les seuls visiteurs. Pas tout fait en réalité car une chèvre se promenait nonchalamment au milieu des ruines. Au moment de partir, un gars arrive sur un genre de Mobylette avec une fourche le long du cadre, les piques vers l’avant et non protégées bien sûr. Et il tourne autour de la chèvre, histoire de la rediriger vers son havre de paix. Mais tranquillement, sans hâte.

Alors nous aussi, nous nous sommes dirigés sans hâte vers le village le plus proche, le besoin du café frappé du matin se faisant urgemment sentir à 11h00 du matin. Au milieu du village, une place libre et à l’ombre près d’un troquet attire irrésistiblement notre véhicule, le Toy s’y love amoureusement. Quant à nous, une table libre nous tend ses bras.

Et on attend.

Autour de nous, quelques habitués sirotent leur bière ou leur café en papotant doucement. Le calme. Un vieux pickup est garé près du carrefour, sa benne pleine de pastèques et de melons et son patron discute au téléphone, s’occupant parfois d’un client ou d’une cliente. C’est à lui que nous achèterons une délicieuse boule verte et rouge.

Nous attendons toujours de passer commande mais nous sommes bien sur cette terrasse ombragée, à regarder les passants, les commerces alentours mais nous n’avons pas encore vu le serveur.

Alors, nous attendons.

Un vieux monsieur s’approche de notre table, un vieux monsieur, dos courbé sous le poids des ans, la peau ridée et tannée par le soleil grec. Il a un vieux chiffon à la main, nous lui disons bonjour, il essuie notre table et nous pose une question. En grec… On lui répond en français, en anglais et en italien. Sans succès de compréhension. Il appelle un client d’une table voisine, je m’approche du gars qui me parle en allemand. Je lui dis que je suis français, regard d’incompréhension. Je répète en anglais et il me désigne son copain de table qui fera office de traducteur avec le vieux monsieur : 2 café frappé, sans lait mais sucrés.

Et le petit vieux de partir dans son antre, clopin-clopant. Je le suis avec la ferme intention de repartir avec le plateau. Mais non, il me renvoie à ma table. Et y revient qq minutes plus tard avec son plateau et les 2 verres de café frappé et un monnayeur à pièces, comme nous en avions au début des euros, vous savez, ce truc en plastique où l’on pouvait ranger les pièces en euros par type de pièce.

Au bout d’un moment, un taxi Mercedes manœuvre autour du carrefour. Le gars qui parlait anglais me fait signe que je suis garé sur la place du taxi. Et me désigne un endroit où je peux poser le Toy. Ce que je fais. Tout ce passe tranquillement, sans engueulade parisienne, sans énervement. Nous sommes les seuls touristes dans ce village du bout du monde et l’on va y faire nos courses, le boulanger, le boucher. En échangeant avec chacun, avec un sourire, avec bienveillance. C’est reposant, apaisant.

Nous sommes dans la Grèce profonde, loin des plages bondées de touristes, loin des sites de la Grèce antique surchauffés par le soleil, ici c’est la Grèce authentique, celle que l’on a aimé il y a 10 ans et que l’on aime encore aujourd’hui.

19 juin – Théâtre antique des Oinades

Une grosse chaleur étant annoncée, nous avions prévu de ne faire une activité que le matin, de bonne heure, une visite d’un théâtre antique dans les terres.

Nous sommes basés à Astakos, le site est au milieu de la péninsule.

8 heures du mat, 30 degrés affichés déjà, nous voici sautant dans le Toy, et c’est parti pour une trentaine de km sur laquelle le GPS nous aura fait faire quelques km de plus par des chemins.

9 heures, nous sommes sur le site et nous sommes tout seuls ! ! ! le pied.

On s’amusera même à pousser la chansonnette pour tester l’acoustique du théâtre, si, si, c’est vrai, j’ai même des vidéos de la chose 🙂 (me contacter en mail perso pour le rib….. ) 😉

Les remparts font penser à Mycènes, à la différence près que Mycènes est gigantesque. Ici, on voit le même genre de construction, à échelle plus « humaine » (Dans le cas de Mycènes, on parle de murs cyclopéens).

Et quelle surprise de trouver les bains « en eau » ! (pour rien au monde on se serait trempés, mais c’est joli)

Il faut dire que l’eau est habitée…. des petits poissons, des tortues, et surement quelques reptiles que je ne veux pas croiser ;). Plein de papillons, de libellules de toutes les couleurs, l’endroit est charmant !

L’heure tourne et Gérard a chaud, nous remontons dans le Toy à 10 h, il fait 34 degrés. Ça promet.

Retour sur la péninsule où nous sommes, le fleuve Archéloos la traverse, c’est le plus long fleuve de Grèce avec 220 km, et il est impressionnant. A priori, il permet l’irrigation d’une large zone. On voit des plantations partout, légumes, fruits, orangers, pêchers, abricotiers. Des roseaux de 3 mètres de haut partout autour des routes confirment l’humidité de la zone.

D’ailleurs le fond de vallée est bien vert (vue depuis le site de Oinades)

Après notre désormais traditionnel café frappé en terrasse dans un village typique où les personnes parlent à peine quelques mots d’anglais***, quelques courses pour manger ce midi, le Toy affiche 36 degrés, il est 11 heures quand nous reprenons la route.

Nous avions repéré quelques églises sympa dans les villages traversés mais sans voir leur particularité….

Il faut regarder sur le clocher de droite pour découvrir
Une Cigogne sur la croix.

Un peu plus loin une autre église, assez jolie, que je prends en photo sans me rendre compte que :

Le toit est habité 🙂

Celle-ci n’est pas habitée, mais très ancienne.

Actuellement, il est 15 h ici, et nous sommes terrés dans notre logement climatisé.

D’ici environ une heure, on va descendre à la piscine, pour changer de la mer :). La vie est dure 🙂

*** Je repère un boucher, super, j’ai envie de viande (on en a quasi pas mangé depuis une semaine), je rentre dans la boutique et…… rien sur l’étal…… grand moment de solitude….. jusqu’au moment où il me fait comprendre que la viande est dans une chambre froide (bin oui, cause vague de chaleur). Mais comment demander sans voir ? le Boucher ne parlant pas Anglais et moi pas le Grec. Bin on y arrive je suis ressortie avec une magnifique cote de porc avec laquelle on s’est régalé ce midi. J’adore ! Quand au boulanger, le seul qui parlait Anglais dans le coin, il s’est lancé sur une grande diatribe politique « Mais qu’est ce qui vous arrive en France ? » no comment.

18 juin – Astakos

On a bullé, on s’est baignés, on a profité de notre petite maison climatisée (il fait chaud et ce n’est pas fini, on devrait monter à 41/42 jeudi….)

Repos, quelques photos. Je suis notamment retournée à l’endroit où se tiennent les oiseaux, je savais que je pouvais améliorer mes photos d’hier. Ci-fait, j’adore l’œil de ces mouettes 😉

ne pas m’en vouloir, les pixels bleus s’usent plus vite dans ce pays 😉

17 juin – Astakos

Retour vers l’ouest avec 280 km qui se sont passés tous seuls. La route était superbe, personne dessus, et nous avons retrouvé les paysages que nous avions tant aimé lors de notre premier voyage.

le Pont de Patras
Les eaux cristallines

Nous voici installés pour quelques jours à Astakos, ci-dessus la vue de notre petite maison. Ça le fait bien 🙂

16 juin – le petit plus

Petit resto au bord de mer, comme d’hab je prends quelques clichés

Le petit bateau qui sort pêcher sous une chouette lumière
Isa : La montagne la-bas dans le fond elle est au moins à 2000, non ?

Gérard sort son application magique et dit « 2457 mètres c’est le Mont Parnasse ». moi  » arrêtes de te foutre de moi » lui « non non je t’assure. »

Il a raison le bougre (pour une fois 😉 😉 😉 )

ps : je ne me souvenais pas d’un tel coté montagneux de ce pays.

16 Juin – Πανόραμα (traduction : Panorama)

Journée de transition avant notre retour sur l’ouest demain. Nous avions prévu à l’origine d’aller sur l’ile de Thassos (à l’est de Thessalonique) mais les difficultés routières ont calmé nos ardeurs. Nous irons sur une ile mais plutôt à l’ouest (ile ionienne peut être) ou ailleurs ;). Cette journée, nous sommes fatigués, nous avions réservé un « bel » hôtel. Qui effectivement était très beau, bourré de monde. Mais surtout avec une clim qui fonctionnait mal dans une pièce, trop bien dans l’autre. On avait donc le choix entre avoir très chaud ou très froid. On a vraiment passé une nuit de m……. Fini par ouvrir les fenêtres mais comme c’était en ville, on a subit tous les bruits de la ville dont nous n’avons pas l’habitude. Pas glop.

Ce soir, nous sommes dans un petit hôtel payé 60 euros, on a deux pièces, un balcon, la clim fonctionne bien. Encore une fois je ne pourrais pas faire (au moins) une voie lactée : il y a des grands arbres pile dans l’axe. 🙂 (on trimballe tout le matériel astro…..)

Peu de photos ce jour, il fait toujours bleu et un peu plus chaud ce jour.

15 juin – Volos

La bonne nouvelle c’est qu’on a retrouvé le bleu 🙂 : ) 🙂

Encore un peu de brume mais belle amélioration

14 Juin – Platamon

Une journée de repos, demain nous reprenons la route, alors on se repose.

Le ciel s’est éclairci (enfin…) et nous sommes montés juste au dessus, au village de Παλαιός Παντελεήμονας 🙂 et avons poursuivi un peu la route, pensant trouver des ruines archéologiques qu’on cherche encore 🙂 🙂 🙂

Ce village de Παλαιός Παντελεήμονας est super joli, piéton et pittoresque.

La vue pour y monter est vraiment chouette.

Le Château Byzantin de Platamon, on a abandonné la visite compte tenu du nombre de marches et de la chaleur ambiante.

La vue sur le littoral, encore un peu brumeux, mais bien mieux qu’hier où on ne faisait même pas la distinction entre la mer et le ciel.

Le mont Olympe est encapuchonné.

La petite route après le village est bordée de ruches, dans tous les virages, pendant au moins 10 km. Ne pas rouler avec les fenêtres ouvertes, on a tenté, faut pas 🙂

Petite route où la végétation prend le dessus et déborde régulièrement sur la moitié de la route. Des bons gros trous par endroits, c’est bien de venir ici en KatKat.

Je profite du sujet route pour montrer une de ces innombrables chapelles qu’on voit sur le bord des routes. Elles « seraient » placées là en souvenir d’un accident de la route (avec défunt ou pas).

Quand on voit l’état des routes, la conduite locale (le must étant manifestement de faire gueuler les pneus dans les virages), le non-port du casque sur les motos, les scooters (short et bras nus, évidemment), il n’est pas surprenant de découvrir autant de ces ex-voto sur le bord des routes.