Une journée simple entre cérémonies et petit saut en bord de mer, les pensées, le calme, le recueillement.
Soleil le matin, pluie l’après midi, météo locale, quoi 😉


















(rajout)
Je viens d’avoir un tilt elle était déjà sur ce blog, Tantine :
🙂

Les balkans…. ou ailleurs ….. :)
J’ai un mal fou à l’écrire sans prendre trop de place 😉 entre la tantine qui nous tire sa révérence, les congés posés en urgence, la location de camping-car (pourtant approuvée et payée) que le proprio annule au bout de deux jours, impossible de trouver un autre camping-car, Isa qui se plaint tellement qu’un collègue l’emmène aux urgences mardi, Leon qui devait préparer le départ et qui court aux urgences, les analyses à faire qui nous ont coincé jusque mercredi midi….
Bref, on est jeudi soir et malgré tout on est bien arrivés en Bretagne, crevés, mais on y est !
Bien sûr, quand on cherche la carte de la Bretagne dans la voiture et qu’à la place on trouve Suisse/Autriche/Croatie/Slovaquie/Italie, on se marre et même pas on se plaint 🙂
Et je (Isa) me suis découvert un problème de vésicule biliaire que je ne connaissais pas jusqu’à présent 🙁
Ah oui, on a donc dormi dans un hôtel à Bourges qui faisait resto, ah bah non, le resto est fermé, comme le chinois à coté. Ah oui, ya un pub irlandais, bon on y va. Faut y aller en voiture, marche arrière… le Toy part en marche avant ??????? Au bout de 10 loooonnngues secondes, le levier de la boite de transfert (qui permet les passage en vitesses courtes) a été poussé malencontreusement. Remis dans la bonne position, tout redevient normal. Ouf !
On ze road again. Avec la différence que la semaine dernière on ne le savait pas.
Nous sommes en direction de la Bretagne parce que la Tantine de Léon a décidé de prendre sa retraite éternelle, et on a pas envie de la laisser partir seule.
Imprévu, donc. Et pas le seul, on vous raconte ça quand nous serons arrivés, si on a un peu de temps. Enfin oui on le prendra le temps ;). En attendant, jamais sans mon apn, une petite photo de bord de route !
A+, on a de la route à faire

Cela fait quelques temps que ça nous travaille. On voyage pas mal avec le Toy, on l’a équipé : eau courante, gazinière, tiroirs avec tout le nécessaire pour être en autonomie, on a même une tente-toilettes, c’est dire. Tout, sauf le couchage, nous n’arrivons pas à nous résoudre à dormir dans le Toy, notre embonpoint à tous les deux nous démotivant 😉
Alors on se disait qu’il faut qu’on essaye le camping-car, van, bref tout engin qui nous permettrait le couchage.
Cette semaine, voyant que l’été indien se poursuit, ça fait tilt : « On loue et on part 3 jours ? » Leon accepte avec empressement, tant qu’il s’agit d’aller vadrouiller, il a plus de motivation que pour peindre les volets ! 😀😀😀😀😕
Nous avions déjà repéré qu’un habitant d’Argentine louait le sien, ça sera plus simple : on lui réserve.
Ça, c’est pour expliquer qu’on a paré au plus pratique.
Léon le récupère vendredi matin et je le vois arriver : le truc est énorme !!!!! Salon, cuisine, douche et toilettes séparées et une vraie chambre avec un lit double normal et de la place de chaque côté pour passer. Plus une soute arrière….. Beaucoup plus grand que ce que l’on imaginait. Mais scout toujours, on charge, on part.


Et où on va ? Ah oui, dans des Hautes-Alpes, vallée de la Clarée, col de l’Izoard. En passant par le Glandon car le Galibier est fermé. On a vérifié.
Lesson 1 : Vérifier tout : car, arrivés en bas du Glandon, on se rend compte que la largeur maxi autorisée (cause travaux) est de 2 mètres, après contrôle, nous on fait 2,30 mètres. 😧🙄
Leon se gare sur un parking à la perpendiculaire de la chaussée, le temps de réfléchir. Je lui fais remarquer : Es-tu conscient qu’on dépasse jusqu’au milieu de la chaussée ? Oups !
Demi tour 🥴
Bon alors, on fait quoi ? Pas envie de faire le grand tour par Grenoble alors c’est mon appli météo qui nous guide : ça va être dégagé en Haute-Savoie (bin oui, le matériel photo et le matériel astro sont du voyage… Tiens donc…)
Et si on allait au Semnoz ?
C’ est ce que nous avons fait fait et nous n’avons pas regretté : une vue à 360 degrés absolument superbe, pas grand monde et quelques collègues en camping car à côté desquels se garer. 🤓😜🤭
Que je vous dise : Léon il fait les choses à fond, donc maintenant quand on croise un camping car, il fait coucou, et les autres répondent, comme en moto, quoi. Et moi je suis hilare 😉
NDL : Quand on me dit « bonjour », je réponds, comme tous les garçons bien élevés 🙂
Le Semnoz, c’est magique, un des plus beaux spots de la région. Comme nous sommes en inversion de température, là-haut il fait grand beau, superbe soleil chaud et en bas, c’est le brouillard : Jouissif ! ! ! (en passant, nous sommes rentrés, et j’écris cet article à la maison donc sous la couche nuageuse, avec une furieuse envie de repartir).

















Au petit matin, nous profitons du joli soleil matinal, et cherchons notre nouveau spot. Leon le racontera, mais nous ne pouvons pas aller partout : la route d’accès large est obligatoire.
Et le col de Joux-Plane, tu crois qu’on passe ? Tu parles, pas intéressée ;), c’est un des plus beaux spots sur le Mont Blanc de Haute-Savoie.
Nous voici donc arrivés à notre spot numéro deux. Qui tient ses promesses car la vue est époustouflante.
Comme au Semnoz, il fait beau et bon malgré les 1700 mètres d’altitude, d’ailleurs il ne gèlera pas, ou si peu (de très légères traces).











Je passe la main à mon petit mari, pour la suite de ce compte-rendu qui était un essai. En tous cas pour ma part, cela m’a permis d’aller dormir dans des endroits improbables, avec du confort et même pas froid 😉
Et le Leon reprend la plume. Comme le dit si bien Isa, dormir dans le Toy n’est pas possible pour nous rapport à… comment dire… les rhumatismes. Voilà. Bah quoi ?
Bref, il faut un engin plus confortable, dans lequel il est possible de se tenir debout, avec des toilettes et un lit permettant à l’un comme à l’autre de se lever sans perturber le sommeil de l’autre. Il existe plusieurs modèles de camping-car, du van type combi Volkswagen au paquebot intégral. En cherchant un truc à louer pas trop cher et pas trop loin de chez nous, nous tiltons sur un profilé à 200 mètres de chez nous !
La visite de prise en main dure plus d’une heure et demie car il faut apprendre à utiliser les toilettes à cassette (voir plus loin), le chauffage, l’eau chaude, le verrouillage des portes internes, les sièges pivotants, la couverture du pare-brise, l’évier et son écoulement, les cales de mise-à-niveau, les fenêtres avec leurs moustiquaires et leurs volets, le réchaud à gaz 3 feux, le frigo et son congélateur sans oublier le compartiment bouteilles et tout ça sans oublier les consignes de conduite (largeur, hauteur, longueur et porte-à-faux arrière, la boite auto), je dois en oublier ! Heureusement, la loueuse est sympa et tout se passe bien.
Retour à la maison (200 mètres, nan mais t’y crois toi ?) et chargement en vrac : 2 PC portables et accessoires, appareils photo (pas pu compter le nombre), le matériel astro, les pieds photo et astro, la nourriture, les fringues, quelques livres, trousses de toilette, PQ, cartes routières, comme d’habitude nous partons pour 2 jours pouvant possiblement tenir sur 15 jours. Nous ne savons pas faire plus léger 🙁
Premier enseignement : Il y a plein de rangements incompatibles avec nos caisses prévues pour le Toy. Il faut prévoir des boites plus petites pour ranger dans le gros camping-car.
Ensuite, on part pour le Col du Glandon. A sainte-Etienne-de-Cuines, un panneau lumineux nous indique des travaux sur la route du col avec interdiction au plus de 3,5 T mais aussi au plus de 2 mètres de large. Avec nos 2,33 m de large, ça ne le fait pas. Je me gare sur la place de parking sans me poser la question « y a-t-il assez de place ? ». La réponse aurait été d’une simplicité déconcertante : Ca dépend, ça dépasse. Longueur du monstre : 7,35 mètres ! Une fois et demi la longueur d’un véhicule normal !
On se fait quand même le col de Tamié, histoire de voir comment se comporte cette grosse Bertha dans les cols. Pas de souci avec la puissance, les 170 CV font le boulot. Par contre, les virages serrés se prennent lentement à cause du ballant et surtout les trajectoires doivent être réfléchies : le porte-a-faux arrière nécessite de les prendre large ! Clairement, ce monstre n’est pas à l’aise sur ces petites routes que nous affectionnons ! Et on fait chier tout le monde…
La montée sur le Semnoz à partir d’Annecy se fait sans souci et l’on s’y pose juste devant la prairie en pente douce. Nous sommes au-dessus des nuages avec une vue à 360 degrés. La vue du Mont-Blanc et des Aiguilles d’Arves mauriennaises sur un seul plan, c’est grandiose ! Et il ne fait pas froid ! La nuit sera paisible, tout comme le réveil : 8 heures du matin, en tee-shirt mi-novembre à 1700 mètres et une vue superbe ! Magique ! La deuxième nuit à Joux-Plane sera tout aussi merveilleuse. Oui, c’est l’attrait du camping-car, celle de pouvoir se poser où l’on veut et quand on veut. Bon, nous sommes en hiver et il n’y a pas foule. L’été, joker.
Bon, la vie dans la gueule du monstre est plus folklorique. Cà à l’air grand mais c’est une fake-news. Voilà une vue de l’organisation du monstre :

Tu cherches toujours où tu as posé ton PC portable, ton bouquin, ta brosse à dents bref, mais où est donc Ornicar ? D’ailleurs, voici une visite en vidéo de l’intérieur de Mobby Dick.
Coté technique, c’est une usine à gaz. Chauffage par un webasto connecté sur le réservoir de gasoil avec une consommation d’un litre par jour. L’eau est chauffée par un chauffe-eau à gaz permettant de faire la vaisselle, de se doucher et même de réchauffer le réservoir d’eaux grises. Il y a une réserve 120 litres d’eau, suffisante pour tenir plusieurs jours***. Le gaz sert également au réchaud 3 feux.
La location se termine et je dois rendre le véhicule à sa propriétaire. Mais avant, il faut vidanger les eaux grises (qui se sont écoulées des éviers) et les eaux noires (qui sont issues de la cuvette des toilettes). Aucun souci avec les eaux grises, une tirette sous le véhicule et ça coule. Quand ça coule plus, on repousse la tirette et c’est tout. Par contre, la boitacaca… Il y a une manipulation pas si simple quand tu le fais pour la première fois mais ça ne sent pas énormément (c’est dû au produit chimique que tu dois mettre après la vidange et qui permet une vidange liquide). Moi, j’ai merdé, il y en avait partout !
La synthèse de cet essai plein d’enseignements ? Le concept est intéressant mais l’outil nous est totalement inapproprié. Nous avons maintenant l’habitude de voyager avec le Toy. Ce 4×4 permet d’aller partout sans se poser de questions : Oh le joli chemin ! Allez on y va ! Et ça passe. Avec le profilé testé, il est hors de question d’emprunter le moindre chemin de terre. D’autre part, sa longueur et sa largeur font que les petites routes nous sont inaccessibles. Alors que reste-t-il ? La taille d’un van me parait également inadaptée pour bénéficier d’un lit permettant à l’un comme à l’autre de se lever sans perturber le sommeil de l’autre, de se tenir debout et avec des toilettes. Par contre, ce qui semble convenir serait le fourgon : deux petits mètres de plus en longueur que le Toy pour une largeur identique et il existe des versions 4×4. Yapuka louer un véhicule de ce type. Chic, une nouvelle virée en perspective 🙂
*** (Isa à nouveau) : je ne peux résister à vous conter que M’sieur Léon il n’a jamais réussi à mettre l’eau chaude en route. Donc pas de vaisselle, pas de douche possible, on a été acheter vite fait des lingettes, histoire que l’intérieur de la grosse Berta reste vivable. 🙂 et la vaisselle s’est faite à la maison, au retour, avant de rendre le bouzin. Mais on s’ennuierait si on n’avait pas ces anecdotes, Merci Léon de ton investissement dans nos divertissements 🙂
NDL : Sissi, le chauffe-eau fonctionnait mais uniquement pour réchauffer le réservoir d’eaux grises. Oui bon, ça va 🙂
Dimanche soir lorsque Martina, l’homologue d’Isabelle nous a rejoint à notre hôtel, elle m’a conseillé plusieurs destinations. Lundi matin, après avoir accompagné ma dame à son travail, je me dirige donc vers la ville de Krumlov en République Tchèque. Pourquoi avoir choisi cette destination ? Pour la Moldau de Smetana. C’était un disque que j’écoutais très réguiièrement étant gamin. Ce morceau faisait suite à Peer Gynt de Edward Grieg. Alors pendant ces 2 jours de virée dans cette partie du monde, je me suis fait une orgie de musique classique, passant de La Moldau à Peer Gynt sans oublier le catalogue piano d’Erik Satie entre autres.

Des champs à perte de vue, peu de circulation et l’arrivée sur la retenue d’eau du barrage de Lipno. C’est la plus grande étendue d’eau de la République tchèque.



Et puis la ville de Krumlov apparait au détour d’un virage. C’est une ville médiévale baignée par la Moldau (ou Vltava en tchèque). Difficile de s’y retrouver car la Moldau serpente au milieu de cette ville pleine de sens uniques mais il y a toujours un parking (payant) pour se poser et se balader à pied.
Oui, parking payant soit 5 couronnes tchèque, ce qui représente environ 20 centimes d’euros pour une heure. C’est plutôt bon marché.







Après un repas léger, il est l’heure de rentrer à l’hôtel en longeant une jolie rivière et des villages quasi-désertiques.





Mardi matin, réveil tardif car Madame a son véhicule perso et le temps est maussade alors je prends mon temps. Je sors quand même, le temps se lève doucement et révèle de belles couleurs sur la campagne autrichienne.

Où aller ? Il y a un endroit que je voudrais revoir, le long du Danube, en face du Gasthof Gierlinger où l’on y mange très bien 🙂



En longeant le Danube en direction de Aschach et ses terrasses acceuillantes…








Le retour à l’hôtel se fera là aussi en longeant le Danube, les oreilles pleines du piano de Satie.
Pour changer, cet article est écrit après notre retour, nous n’avons pas eu le temps au cours de la semaine.
Des changements se profilent dans la maison mère autrichienne de la société pour laquelle je travaille en France. Mon homologue me propose de venir sur place pour échanger, j’accepte et décide de profiter de cette opportunité pour se faire une balade d’automne (Je pars avec Gérard, nous en profiterons pour faire du tourisme).
Nous voilà donc sur la route le 21 septembre en direction de l’Autriche par le chemin des écoliers.

Un peu plus de 900 kilomètres en presque ligne droite 🙂
Notre itinéraire nous fait passer au pied du Mont blanc, à ma plus grande joie. Toutefois les conditions météo ne sont pas exceptionnelles et surtout, le massif est à contre-jour. Ci-dessous l’aiguille du midi.



Nous arrivons en Suisse par le col des Montets, avec une descente toujours superbe sur la vallée du Rhône et Martigny. Notre route nous emmènera, là-bas tout au fond de la vallée 😉

Il est toujours surprenant de voir la quantité de vignes dans cette région. Chaque parcelle, si petite soit-elle, est cultivée.




Nous nous enfonçons dans la vallée qui devient de plus en plus pittoresque, avec de superbes chalets, notamment ces constructions sur pierre (qui empêchent les nuisibles de monter dans les garde-manger).

Nous mettons la voiture sur le train, pour traverser rapidement le col du Furka (Furkapass) sinon c’est deux bonnes heures de route. C’est assez pratique mais un peu cher (27 F CH).

15 minutes plus tard, nous voici au pied de l’Oberalpass que nous passons sans encombre, la neige est très présente, mais la route propre.



Suivi par le Fuelapass, pas de temps à perdre, nous allons dormir près du Lac de Constance en passant par le Liechstenstein où, mis à part dormir dans une banque, il n’y a pas beaucoup de logements disponibles 😉

Dimanche 22, nous traversons un bout de l’Allemagne pour éviter les montagnes. Nous n’avons pas évité les nombreux embouteillages dans la région de Munich. Mais le GPS, qui n’en a fait qu’à sa tête, nous a envoyé là où ne nous voulions pas aller. En réalité, un pont était coupé et le système a modifié notre route sans nous prévenir. Ca m’énerve que ces foutues machines prennent une décision à notre place ! ! ! Bon, mais là n’est pas le sujet.
Les Montagnes s’éloignent mais nous restons en parallèle de la chaine des Alpes.



Il est tard et c’est la nuit tombée que nous arrivons (enfin) à notre destination, près du Danube. Martina, ma collègue, vient très gentiment nous accueillir à l’hôtel et nous passons un bon moment à bavarder.
Lundi matin, un joli lever de soleil sur la campagne autrichienne, quelles couleurs ! ! !

Rendez-vous est pris pour le lundi à Niederkappel, pour deux jours de travail. Gérard en profitera pour se promener.

On est pas là pour parler boulot, mais j’avoue que les locaux sont superbes et que tout est fait pour un bel environnement de travail. Whaou !


Je ne parle pas plus travail, si ce n’est que le service accounting est très sympa et qu’elles nous ont prévu du tourisme le soir.
Aller voir le Danube en surplomb :


Faire connaissance avec la faune locale :


Le deuxième soir, nous montons sur une colline au dessus de Linz, se régaler dans un très beau restaurant et admirer le coucher de soleil sur la ville.




Mercredi, l’activité professionnelle est terminée, il est temps de rentrer en faisant du tourisme et descendons sur le Danube.
La météo sera-t-elle de la partie ? Nous avons un doute devant le brouillard épais.


Toutefois le brouillard se lève et nous laisse profiter de la ville allemande de Passau et ses superbes couleurs.











Nous filons sur la petite ville de Schäring, toute en couleurs pour déjeuner.







La ville est calme, tranquille, un vrai plaisir.
Il nous faut ensuite reprendre la route, et nous rapprocher des Alpes, car nous avons décidé de rentrer par Innsbruck et les Alpes, par le Tyrol


Nous dormons dans un hôtel typique.

Le lendemain, nous entamons une longue traversée du Tyrol jusqu’à Chur (Coire)






Au gré des bâtiments ou des paysages sympas comme ci-dessous à Innsbruck.






Le Flüelapass pour la deuxième fois en une semaine. (la neige a bien fondu). Nous voila à Coire.
Il reste une loooonnnngue journée de route que nous entamons très tôt : Oberalpass, Furkapass, la vallée du Rhône et Martigny. Nous aurons une superbe météo jusque Martigny, catastrophique une fois la frontière passée. Nous y sommes abonnés….. Combien de fois trouvons nous un temps différent entre l’Italie et la France, par le Mont Cenis ? 😉

























Un petit encart spécial pour ce petit train : dans la descente du Furka, une drôle de fumée m’interpelle, c’est le train sommital du Furka, un petit train à vapeur qui ne fonctionne que l’été. Promis l’année prochaine on le fait (nous sommes arrivés à l’heure du départ).






Ce voyage, conjuguant travail et loisir, nous a fait prendre l’air (un bien fou), de chouettes paysages, des collègues très agréables, une météo clémente. Cela change et c’est très bien !
Ce voyage nous a fait côtoyer de grands fleuves européens, tout au long du parcours :
En 2011, nous avions fait la même route et à ce moment là, le glacier source du Rhône était encore à notre portée. Cette année nous ne l’avons pas vu, plus de lac glaciaire, plus de glacier au dessus.
Ci-dessous en 2011 et aujourd’hui : on ne voit plus le glacier 🙁


Alors il a oublié un truc mon Léon : MANGER 🙂
En Grèce, on mange super bien, des produits frais, des salades grecques énormes, du tzatziki, du tarama, des seiches, des poulpes, du poisson grillé, des souvlakis. Tout cela pour un bon 30 % de moins qu’en France, on sortait de table au restaurant rassasiés de bons produits pour 20 € à deux. On a même tenu notre budget, c’est dire 😉
Le café frappé du matin est un délice. Se poser pour le boire en terrasse avec vue sur la mer, un petit bonheur.
Le temps de vivre…. Ils ne sont pas stressés là-bas.
Et puis, pour clore l’histoire du taux de remplissage du toy, je dirais : depuis le temps que je te dis que ton peignoir prend trop de place ! 🙂
Et c’est Leon qui s’y colle, comme chaque année. On ne change pas etc…
Cette année et contrairement aux deux années passées, nous n’avions rien réservé ou quasiment rien. Notre idée était de repartir en Grèce : en 2013, nous avions fait le tour du Péloponnèse (la grande péninsule en bas de la carte ci-dessous) par la côte en visitant plein de sites archéologiques : Olympie, Delphes, les murs cyclopéens et la porte aux lions de Mycènes entres autres. Cette fois-ci, nous voulions voir les Météores et aller du côté de Thessalonique et même l’ile de Thassos où il était indiqué un « astro-camping ». Evidemment, la réalité fut tout autre !
Traversée de l’Italie sans problème pour prendre le bateau à Ancône et arrivée en Grèce à Igoumenitsa et hôtel réservé 40 km plus loin. Puis le lendemain, traversée de la Grèce sur 220 km jusqu’à Kalambaka, sur le site des Météores, là aussi dans un hôtel réservé à l’avance. Puis nous avons continué notre route vers la côte Est, au pied du mont Olympe. Mais ceci, vous l’avez déjà lu tout au loin des chapitres précédents.
Mais pourquoi n’avons-nous pas été jusqu’à Thessalonique et l’ile de Thassos ? A cause de l’état des routes, de leur trafic perturbé par une multitude de camions à cause d’une autoroute fermée, par des plages de petits cailloux et surtout pour le fait qu’il aurait fallu retraverser la Grèce d’Est en Ouest soit plus de 500kms. Donc décision de repartir tranquillement vers l’Ouest et ses plages de sable fin.

Si le passage du col du Mont Cenis s’est déroulé sous la pluie au départ et au retour, nous avons eu de belles journées ensoleillées tout au long du reste de ce voyage. Avec toutefois un bémol, du sable du Sahara qui posait parfois un voile orangé sur les paysages et la carrosserie du Toy. Sur la partie grecque, le thermomètre n’est jamais descendu sous les 30° avec des pointes à 42°. La clim du Toy et des hébergements et surtout les baignades étaient les bienvenues !

Une météo presque parfaite, à peine perturbée par le sable du Sahara porté par les vents du Sud, une mer chaude autorisant des bains de longue durée dans une eau translucide, des plages magnifiques et l’accueil chaleureux des Grecs. Et ce bleu, bleu du ciel, bleu de la mer, bleu de leur drapeau, sur les portes et fenêtres, du bleu partout. On dit que le bleu est la couleur de la pureté de l’eau (la qualité des eaux grecques est la meilleure d’Europe). C’est aussi une couleur associée à la relaxation, l’apaisement, la sérénité, la sagesse, le rêve. Boire un café frappé ou un Ouzo à la terrasse d’un troquet, le long d’un port au milieu des anciens qui devisent tranquillement et l’on comprend rapidement que le bleu est effectivement la couleur de ce pays.


Et puis, dans ces petits ports de pêcheurs, on voit aussi les gamins du coin, torse nu et bronzage de circonstance jouant au bord de l’eau, c’est à qui plonge ou pas, un fil de pêche à la main ou à la recherche d’un je-ne-sais-quoi au fond de l’eau, ils nous offrent un remake des premières minutes du grand bleu. On s’y croirait.
Elle est bleue, transparente et chaude.


Avec parfois, souvent même, une sensation de calme et de sérénité.


Astakos. Astakos. Prononcez « Ass ta koss ». C’est agréable à dire, agréable à entendre, Astakos. C’est une petite baie dans la partie sud de notre périple. Nous avions réservé (du jour pour le lendemain) 2 jours et dès le matin, nous avons demandé à allonger notre séjour à 5 jours. Le calme, la mer, la piscine, la gentillesse des propriétaires de l’hôtel et le port, ses terrasses ombragées où l’on déguste un café frappé, en regardant passer le temps. Et curieusement, nous nous sommes rendus que nous étions déjà passé par ce petit village de pêcheurs en 2013.
Astakos, j’y retournerai avec grand plaisir.
La gentillesse et l’accueil des Grecs sont légendaires. Dans la Grèce antique, mal accueillir un étranger revient à blasphémer Zeus, Zeus le dieu de l’hospitalité. Mais comment ressent-on cette hospitalité ? Par la chaleur de leur parole, leur regard mais aussi par de petits gestes tout simples, de petits cadeaux, de quoi préparer le petits déjeuner dans un gite, un dessert ou un fruit après avoir payé la note du resto (restez à table encore un moment, je reviens), des petits gâteaux dans une épicerie au fin fond de la Grèce profonde. Avec toujours un sourire, un échange chaleureux. On sent que c’est naturel et pas du tout forcé, ce n’est pas une attitude commerciale, ils le font naturellement.
Il y a plusieurs autoroutes que nous n’avons pas emprunté, donc pas de commentaire… et bien si. Parfois, elles sont fermées, sans explication. Résultat, tout le trafic est reporté sur les nationales et là, c’est l’horreur avec tout le trafic des camions qui se retrouvent parfois sur de grandes larges routes car il y en a aussi mais parfois aussi sur de petites routes défoncées. Les semi-remorques roulent alors à de très basses vitesses et l’on voit leurs chargements osciller dangereusement de droite à gauche. Flippant !
Et puis bien sûr, sur les routes secondaires, c’est toujours la surprise : tout à coup plus de bitume mais un chemin de terre, carrossable certes mais surprenant quand même. Au mois de juin, ces routes sont bordées de lauriers rose et blancs, c’est magnifique ! Mais dès le début juillet, ces fleurs superbes se dessèchent, vu le soleil de plomb qui s’installe.

Sur ces routes, circulent aussi des voitures et camionnettes parfois hors d’âge. Visiblement, le Contrôle Technique n’est pas d’actualité en Grèce ! Et les 2 roues, beaucoup de 2 roues, quelques vélos et beaucoup de scooters et de motos dont les conducteurs et passagers lorsqu’il y en a, sont en short et tee-shirt, sans casque ni gants. C’est ainsi que la Grèce se place en première position en Europe dans le classement des accidents mortels en 2 roues.






Ah oui, il y a aussi les chiens errants sur le bord des routes, cherchant à manger et à se protéger du soleil. Ils font parfois peur car ils se déplacent en meute. Flippant là encore mais sans commune mesure avec les troupeaux de vaches ou de chèvres qui prennent d’assaut les routes, qu’elles soient locales ou nationales. Tranquilles, ces bêtes prennent leur temps alors tu fais comme elles, tu attends.
Tout d’abord, la saleté partout ou plus exactement des déchets partout. Si les hébergements et les restaurants sont nickels, il n’en est pas de même avec le bord des routes et les plages où se côtoient gobelets, bouteilles et sacs en plastique. Sans oublier carcasses rouillées ou éléments de construction car il n’y a pas de déchèteries ni casses automobiles (ou si peu). Résultat, les décharges sauvages font partie du décor grec.
Une autre étrangeté concerne les toilettes. Une petite envie avant de passer à table au restaurant ? Les toilettes sont propres mais elles ne possèdent pas de verrou ! Pourquoi cette curieuse habitude ? Une porte de WC fermée indique qu’il est occupé. La porte ouverte permet donc de constater que la place est libre, et par là même d’aérer le lieu. En fait, c’est une bonne idée.
Les toilettes encore. On trouve une curieuse affichette au-dessus de la cuvette. On ne peut pas mettre le papier toilette dans la cuvette ? Y compris pour la grosse commission ? Mais alors, on doit mettre le papier toilette usagé dans la petite poubelle présente à coté ? Vraiment ? Mais pourquoi ? Il s’agit d’une raison sanitaire, pour ne pas envoyer de germes dans les eaux usées. D’ailleurs, à bien y réfléchir, nous n’avons pas vu de centrales de traitement des eaux usées…

Passons maintenant à… Non, restons dans la salle de bains hébergeant également les toilettes, gain de place oblige. Car une fois que nous avons fait nos besoins, nous tirons la chasse. Si par malheur la douche a été utilisé précédemment, il y a débordement. Quasiment toutes les chambres que nous avons louées en rez-de-chaussée avaient le même problème. Pourtant, la plomberie grecque a développé les toilettes à chasse d’eau depuis l’époque minoenne, 2000 ans AVANT Jésus Christ !


Enfin, il y a les vendeurs à la sauvette, installant leur barbecue sur le bord de la route. Service à la portière. Mc Do, t’es à la ramasse !

Encore une étrangeté grecque, la présence le long des routes de ses « afiéroma », ex-voto ou oratoire en français. Ce sont de petites chapelles plus ou moins bien entretenues. Elles abritent soit une photo pour commémorer une victime d’accident, soit une icône de saint protecteur si la personne en est sortie indemne. Une lampe à huile y brûle souvent.




Comme souvent (toujours), nous emportons trop de choses. Mais cette année, nous avons fait fort. Comme nous avions, outre le matériel de camping (tente, sommier, matelas gonflable et tous les accessoires) et le matériel astro-photo de madame, la table de camping sur la galerie intérieure, la caisse contenant le frigo à compresseur, le réchaud à gaz et toute la nourriture ainsi qu’une réserve de 70 litres d’eau pour la vaisselle, se laver les mains et se rincer après le bain de mer. C’est pour cela que nous avons retiré les sièges arrière du Toy.
Bref, il y a des efforts à faire pour le prochain voyage ! Et pour se fixer les idées, un avant-après…




La suite de notre aventure « panne » et du retard pris, (de l’hôtel à 1h du mat), c’est qu’on joue les prolongations, Gérard est trop fatigué, on coupe en deux la route restant à faire. Nous sommes à Plaisance.
D’ailleurs on a failli bugger : c’est qu’on vient seulement d’apprendre (car l’hôtel est rempli de cyclistes) que le tour de France part demain de Rimini (où on était hier) et qu’il va passer à Plaisance, d’où ces hôtels complets partout….. Mazette.. Heureusement qu’on a deux jours d’avance sinon c’était le duvet sur la plage. (Hier soir, quand on ne trouvait pas, j’avoue y avoir pensé).
Les italiens sont toujours aussi usants sur la route. très bizarrement c’est différent des grecs. Je trouve plus stressant en Italie. Gérard expliquera, je pense.
On a quand même été narguer une belle usine :

avec notre Toy tout beau de ses 3 semaines de vacances (et ses deux batteries neuves) 😉

Vous n’allez pas le croire, mais on l’a lavé au bout d’une semaine de voyage 🙂
🙂
Le Ferry est arrivé à l’heure (17h30) avec un Léon et une Isa super reposés, on avait bien dormi la nuit, et de plus, fait une grosse sieste, on dort vraiment bien sur ce Ferry.



On grimpe dans le Toy (y’a pas beaucoup de monde à descendre…) et la….. la cata se produit, notre carrosse refuse de démarrer. Plusieurs essais infructueux, on est tout seuls sur le pont. Gérard prévient et un type arrive avec un booster. Ça démarre. Mais hors de question de rester ainsi, google est mon ami (pour cette fois) et me trouve un garage ouvert à 8 minutes. Lequel a tout ce qu’il faut, et nous repartons 1h30 plus tard avec 2 (oui 2, Gérard expliquera) batteries neuve et un portefeuille allégé.

Ensuite on s’est tapé une galère, on a cherché un hotel dans la zone qui nous permettait d’avancer un peu pour demain. et cette cote (entre Ancone et Rimini) c’est l’enfer. (promis on mettra un petit mot la dessus)
bref, à 1h du mat on a trouvé un best western à Cesena. Epuisés.
a suivre….