Hongrie encore

En complément de ce que Gérard a écrit hier, un petit mot pour rajouter deux choses qui n’existaient pas ici il y 8 ans, lors de notre venue en 2011.

  • les massages Thaï dans tous les coins de rues. Parfois avec des devantures douteuses. Tourisme sexuel ? prostitution ? on a cherché un peu, pas vraiment trouvé. cela serait « parfois érotique ». Mais bon. Il n’y avait pas çà il y a 8 ans.
  • le tourisme dentaire : des cliniques d’implantologie partout. Deux, trois, voire plus même dans les petits villages autour de nous. Hallucinant. Un vrai business s’est créé sur le thème.

La Hongrie d’hier et d’aujourd’hui

Je prends la plume sur le compte d’Isa, vu que j’ai oublié mon mot de passe…

Il est vraiment bien notre camping d’Hegyko, piscines (vivi, avec un « s » car il y a au moins 6 bassins d’eau thermale, eau changée quotidiennement). Mais le souvenir des thermes d’Heviz nous tarode.

OK, décision prise d’y aller à moto soit environ 120 kms et d’y passer la nuit. Passons sur le voyage, Isa vient d’en causer. Passons brièvement sur la ville d’Héviz, j’y reviendrai plus bas. Car il faut vous dire que l’hôtel réservé par Isa mérite qu’on s’y attarde.

Hotel Aquamarin d’Héviz. Comment dire… C’est un grand bâtiment, tout en longueur donc avec de loooonnnngs couloirs blancs, parfois quelques chaises simulent une salle d’attente. Oui car c’est un hôtel « thermal », il y a donc des médecins qui donnent consultations de même que des services comme par exemple des bains au sel, des massages, etc. Et puis il y a la partie bains avec  ses pensionnaires, estropiés en peignoir claudiquant de la piscine couverte au sauna, majoritairement hongrois mais aussi allemands et russe. Russes ! Le mot est lâché ! Nous sommes tombés dans une brèche de l’espace-temps, nous réveillant sous le régime de Brejnev, le personnel aimable comme une porte de prison, les petites chambres austères, le PQ rêche nous arrache le cul, ils sont dû conserver des stocks du dernier Plan Quinquennal soviétique ! Une horreur digne des romans d’espionnage.

La ville d’Heviz. Il y a une dizaine d’années, nous avions connu une petite ville de province avec son bassin d’eau thermal, son petit parking où il était facile d’y trouver sa place, sa boutique vendant les fameuses « frites » faisant office de bouée, bref un charme désuet et bien agréable. Dix ans plus tard, la petite bourgade a fait place a une ville nouvelle avec ses grands parkings payants, ses boutiques de fringues, ses restos « fast food », ses palaces 4 et 5 étoiles dont un spécial chinois (!?), ses nouvelles rues piétonnes, son joueur de flute de Pan et surtout ses hordes de touristes la frite en bandoulière qui déambulent au milieu des terrasses de cafés flambants neuves, pour certains en peignoir blanc***, décalage hallucinant entre ce tourisme de masse et ce besoin irrépressible de certains à se montrer « malades ».

La Hongrie a bien changé en 10 ans. Plus de Trabant, remplacées par des Mercedes, BMW, Volkswagen et autres marques japonaises, plus de vieux biclos rafistolés mais des vélos neufs et modernes, des scooters électriques, des parcs de jeux d’enfants dans chaque village, des pistes cyclables partout, des banques bien sûr avec ses distributeurs de billets, pour les champs des tracteurs ultramodernes qui roulent à 70km/h tractant leurs remorques remplies de céréales, des chantiers de constructions un peu partout pour des autoroutes ou de cités pavillonnaires, oui, le pays a changé. Il a bien gardé sa monnaie locale (Forint) et son niveau de vie nous est favorable. Si dans les petits troquets de villages nous sommes toujours bien accueillis, ce n’est pas du tout la même chose dans les centres urbains, supermarchés et autres hôtels et restaurants. Là, le personnel est distant voire carrément hostile. Est-ce la politique de Victor Orban soutenu par la population ou un reste de l’histoire de la Hongrie (Traité du Trianon) ? La Hongrie, par ce traité, a perdu 71% de sa superficie et 32% de sa population, une belle victoire de la diplomatie anglo-française, semblable à celle qui a découpé le proche Orient…

/Léon

*** edit d’Isa : j’en connais bien qui circulent en peignoir blanc et qui ne sont pas malades 🙂

 

 

Jour 7 et 8

Dimanche matin, « relativement » de bonne heure, on saute sur les pétoires et goto Balaton. Relativement de bonne heure c’est pour tenter d’échapper à la chaleur ambiante. Bon çà n’a pas fonctionné. On a eu chaud, TRÈS chaud. Affreusement chaud. Du coup les arrêts photos se sont fait plus que rares.

Deux petites au Balaton ?

Une petite avec un panneau cyrillique ?

et pas plus  de prises de vues parce que ce matin nous sommes partis de bonne heure. Pourquoi de bonne heure ? pour échapper aux orages attendus (lesquels n’étaient pas prévus encore hier sur les sites météos). Et bien çà n’a pas fonctionné non plus. On s’est faits pourrir comme cela faisait longtemps que çà ne nous était  pas arrivés. Arrivés au camping avec plus un poil de sec. 🙂 ***

Dire que les jours derniers, posant le pied sur le bitume glissant je disais à Gérard « je n’aimerai pas rouler ici en moto lors des premières pluies »

ok ok je sors….

***sensation TRÈS étrange, en roulant Gérard passe dans une énorme flaque, laquelle m’arrose copieusement (un peu plus un peu moins…) mais l’eau était chaude….. c’est très bizarre. (surement chauffée par le bitume ?)

 

 

 

 

Jour 7, un peu de repos

On est restés sur place, juste quelques courses le matin, on s’est reposés, on a profité des piscines. Il y a plusieurs piscines avec de l’eau thérapeutique puisée à 1434 mètres, 55 degrés au point de puisage. Ici elles sont entre 32 et 38 degrés suivant les bassins. Il a fait chaud, très chaud, ça ne donne pas envie de bouger.

Malgré tout un petit resto le soir, 12 euros le plat de ribs : un régal !

Puis on est sortis au parc naturel, arrivés  un peu trop tard pour profiter du coucher du soleil, mais pas trop tard pour entendre la cacophonie des oiseaux sur l’étang !

Je n’ai pas pu résister à quelques essais de voie lactée mais la pollution lumineuse est trop importante.

Demain soir nous serons à Heviz, aux thermes, juste pour une nuit dans un hôtel. Nous laissons les affaires ici et faisons la route en moto.

à suivre 😉

 

 

 

 

Jour 6 – Fabuleuse Hongrie

Ce matin nous avons quitté ce petit hôtel de campagne ou nous avons été super bien reçus. Un accueil très sympa, gentil.

Après une centaine de km nous voici en Hongrie.

Et nous voila riches d’un seul coup (100 euros = 33.000 Fiorins)

Le pays a bien changé depuis notre visite de 2011. Il y a plein de pistes cyclables, dans les villages mais aussi dans la campagne.

Mais aussi quelques valeurs sures, les cigognes viennent toujours ici.

Certaines maisons ont toujours un toit de chaume.

On a un emplacement dans un chouette camping que j’avais repéré sur le net. Un camping thermal, avec des piscines de nage, mais aussi des bassins d’eau thermale. Compte tenu de la chaleur étouffante, une fois la tente plantée, on a passé une bonne partie de l’après-midi dans l’eau. 😉

Et puis ce soir, on est juste sortis pour une petite course de 5 minutes et de fil en aiguille, de tour de roue en tour de roue, nous sommes arrivés dans la réserve naturelle juste à coté. On en a pris plein les yeux !

Entre les oiseaux, les points de vue sur le lac, le coucher de soleil sur la campagne hongroise….

On a trainé, trainé, profité, regardé, photographié.

Et quand nous sommes rentrés au camping à 19h30, il était trop tard pour manger :-). Il faut dire qu’à 17h, certaines personnes étaient déjà attablées devant un repas !

On est pas morts de faim, on avait du stock en réserve 😉

 

 

 

 

 

Jour 5 – vers l’est

Vala t’y pas que déjà ce matin, le ciel nous tombe (un peu) sur la tête. et Merde, on pensait rester un jour de plus. Donc on a remballé et on a pris la route vers l’est ou le temps devrait être plus clément.

On a quitté notre chouette petit camping (à recommander, vraiment bien) à Inzell

Au bord du joli Danube

et en partant que vois-je sur le coté ? une energy box. c’est du Harcèlement 🙂

On a suivi le Danube une bonne partie de la journée. Et on s’est posés dans un hôtel pas mal du tout sur la route de Baden. On vise Brastislava ou les environs demain. (100 km)

 

 

 

 

Jour 4 – Ne pas oublier le boulot :)

Le jour se lève sur le Danube

Réveillé par le bruit des énormes péniches qui transitent

Léon prend son petit déj dehors

On enfourche les bullet avec un objectif bien précis : une petite visite ici :

Ou j’ai pu faire une petite visite à Verena, la seule de mes correspondantes comptables habituelles qui était présente. Dommage !

La petite ville de Niederkappel, commune d’ÖkoFEN.

Verena nous indique un super petit resto bucolique au bord du Danube, et pendant le déjeuner,  on percute que si on prend le bac, on gagne en temps de route. Scout toujours. En réalité notre camping est très proche à vol d’oiseau, mais si on veut attraper le premier pont, cela fait un sacré détour. C’est ce que l’on avait fait le matin même.

La route indiquée par Verana est….. surprenante :

mais nous offre un beau point de vue

En attendant le bac 🙂

 

 

 

 

 

 

 

Pendant la courte traversée, je n’ai même pas eu le temps de prendre des photos, trop occupée à bavarder avec nos charmants co-baqueurs.

Au retour un petit saut à Passau…. pour aller chez Decathlon faire une course !

Voila, ce soir, le ciel nous offre plein de moutons, surement annonciateurs du mauvais temps qui arrive…..

à suivre….

edit : le camping est à Inzell, pour situer.

 

 

Jour 3 : Autriche

Nous voila arrivés en Autriche, dans un minuscule camping en zone natura 2000, au bord du Danube. Vraiment chouette !

pas trop de moustiques 😉

Chouette moment sur Innsbruck, j’avais voulu nettoyer mon capteur d’image seule comme une grande : la cata ! nous nous sommes arretés dans une grande surface premium service ou un petit vendeur m’a nettoyé mon appareil sur le champ. Wahou, c’était très sympa de sa part.

Suisse vers Autriche

Col du Furka. Grandiose. Vertigineux aussi. Pas vraiment coté montée, mais la descente…. pas fière j’étais 😉

Vue vers le Grimsel que nous avons monté hier, ça parait impressionnant, mais la route est très large.

Col du Furka coté montée (sur la droite le Grimsel)

Tout l’art de fabriquer des épingles plates :

Furka coté descente :

Paysage typique de la journée :

Suite à une erreur d’aiguillage du coté de Davos, on s’est trompés de route et le copilote que je suis ne s’en est pas rendu compte de suite….

Alors pour gagner un peu de temps, on a utilisé un moyen de transport très courant par ici : on met la voiture dans le train, lequel train prend un tunnel sous les montagnes. 10-15 minutes de trajet contre 2h par la route.

Léon s’occupe en faisant l’andouille 🙂 (essai d’insertion de vidéo)

c’est tout pour aujourd’hui. Nous sommes en Autriche, à 30 km d’Innsbruck.

et dans ce pays il faut s’arrêter de bonne heure : on mange à 18 h 🙁 dur pour nous.

 

Eté 2019 : c’est parti

Direction l’Est 🙂

On est passés sous le joli Mont Blanc et ses glaciers :

Pour prendre le col des Montets, et descendre sur Martigny car nous allons au bout de la vallée du Rhône.

Nous mangeons un casse-croute dans le col. C’est le grand luxe, après plusieurs essais ratés qui nous avaient valu quelques rigolades, cette fois nous avons le café. Il ne manque rien 🙂

et attention : eau courante aussi dans le Toyota  🙂 🙂 🙂

J’ai réservé un Hôtel à Oberwald, petite ville que nous connaissons déjà, c’était notre première étape lors d’un fameux voyage de  noce  en 2011 🙂

C’est super mignon, avec plein de chalets en bois, dont certains sont posés sur des pierres.

Comme nous sommes arrivés de bonne heure, nous décidons de monter au Grimsel pass, voir les sources du Rhin. C’est un superbe col à 2165 mètres depuis lequel on aperçoit plusieurs retenues de barrages.

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Intriguée par un feu rouge au milieu de nulle part, je me rends compte qu’une route part sur le coté, en circulation alternée toutes les 30 minutes, d’où le feu. Nous décidons de la tenter, elle mène sur un autre barrage à 2400 mètres. La route est minuscule et panoramique. Décor fabuleux, on en prend plein les yeux !

Nous arrivons au barrage et au glacier des sources du Rhin.

C’est superbe ! Pour une première journée nous en avons pris plein les yeux !

Demain c’est sources du Rhone 🙂