Jour 8 – Mostar part 2

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[leon] Mostar. Un souvenir d’un journal télévisé, bien sur. Des images de combats, des snipers tirant sur de vagues formes humaines, histoire de ne pas choquer le téléspectateur occidental. Kouchner aussi. Pas de commentaire. Et puis l’oubli. Enfin pas totalement, car l’image d’un pont transpire à travers ces souvenirs. Ah oui, des hommes qui plongent de ce pont reconstruit, symbole d’une réconciliation. 

Le passage de la moderne Croatie à la Bosnie Herzegovine est surprenant : on sent tout de suite une grosse différence de niveau de vie avec son cortège de nouveaux riches au volant de Mercedes. Mais l’arrivée à Mostar révèle une autre facette de ce drole de pays, son fort attachement à la religion. Des églises bien sur et des mosquées. Serions-nous au carrefour de l’Orient et de l’Occident ?

A l’approche de ce fameux pont, la question devient criante : des curés, des religieuses, des tchadors, de simples voiles, des burkas et les marchands du temple, animateurs à l’occidental d’un souk à l’oriental. Tout est mélangé, on ne s’y retrouve plus, que fait ce curé en robe bleue accompagné de cette femme en pantalon blanc et corsage rouge ? Que fait cette fille avec cette jupe ras la moule à coté de celle-ci  recouverte d’un drap noir ?

Et puis ces bibelots fabriqués à l’aide de balles de Kalachs… Nauséabond ? Malaise assurément. Mais ces murs criblés d’impacts de balles justement nous rappellent que cette ville, ces habitants ont vécu sous la mitraille, sous les mortiers et autres lance-roquettes.

Malaise oui. Comme lorsque l’on visite Oradour sur Glane. Ou que l’on m’a raconté les années noires en Algérie par ceux qui ont vécu ces événements.

[Isa] On avait dit qu’on écrirait ce morceau à 4 mains, mais Gérard a totalement résumé mes pensées. En tous cas, grosse surprise après ce passage de frontière, et l’arrivée sur cette ville presque orientale. whaou . Stupéfaction de la prise de conscience au vu des stigmates de la guerre, datant d’une vingtaine d’années, et encore tellement présente.

Pourtant cette ville essaie de renaître, comme le sous-entendent  ces  cadenas d’amour, accrochés au pont qui fait face au Stari Most.

ps : des personnes d’une extrême gentillesse prêtes à se plier en 4, par exemple, le maître d’hôtel qui m’a spécialement mis en route les jets d’eau, juste pour me faire plaisir 🙂

 

 

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