Jour 14 Otocac – Spenj – Vrela Gacke (Croatie)

Au matin, direction Spenj, ville de bord de mer, en katkat, pour cause de courses, et aussi parce que les croates roulent comme des malades sur les nationales, on en est à quelques frayeurs bien marquées, donc on va réserver les bullets aux petites routes.

Le retour se fait par un col à 700 mètres d’altitude offrant sur une superbe vue sur le littoral :

Nous ressortons les bullets pour une balade sur des petites blanches. Oui, sauf que la seule carte qu’on a n’est pas assez détaillée, et on a pas de GPS. Donc on se perd, normal. Et on attaque le road-book par la fin. Comment ? va savoir je n’ai pas encore compris :).

L’objet de la sortie était le Vrela Gacke, pas très loin de notre logement, laquelle balade devait aussi servir à valider la réparation de la fixation du pot de la rouge avec du fil de fer.

L’endroit est charmant, bucolique. On s’y sent super bien.

Ce sont des petits moulins en bois qui exploitent la sortie d’une rivière souterraine à cet endroit.

La rivière souterraine apparait à gauche sur la photo, arrivant d’un puit de 60 mètres, lequel est relié à une galerie qui a été explorée jusqu’à -455 mètres.

On a du mal à le croire en voyant la quiétude de l’eau.

Sur le chemin du retour (qui aurait du être celui de l’aller si vous avez suivi).

Nous nous arrêtons sur un autre site remarquable, d’un autre genre :

et la gaffe du jour, m’enfin je n’y suis pas pour grand chose :

Je me suis fait piquer par une guêpe dans le cou, comme ça m’a fait super mal, je me suis arrêtée n’importe comment en vrac, j’ai viré le blouson sans réfléchir, lequel a été se coller sur le pot :'( . merde un blouson presque neuf, je l’avais acheté en début d’été j’en étais super contente.

Et de l’huile de coude en perspective :

Léon qui est content de m’avoir enlevé un gros dard !!!! pfuuuuuu

 

 

Google trad

pour Pat

Notre logeuse ne parlant que Croate, un peu allemand, ce qui n’avance à rien, on utilise google trad pour dialoguer.

échange de sms hier soir :

Elle : Madame Isabella, je vous dis que nous ne pouvons pas rentrer chez nous ce soir. Vous partez demain. Ana House Buric

moi :  Želimo napustiti ponedjeljak (nous voulons partir lundi) to više nije moguće? (ce n’est plus possible ?)

Elle : il est possible de se sentir à la maison bonne nuit

Bon on verra tout à l’heure s’il faut qu’on remballe 🙂

 

 

Jour 13 Simuni – Otocac (Croatie)

Nous avons quitté Simuni, et plutôt que de faire route inverse sur cette grande presqu’île, nous avons opté pour le ferry. Ça manquait, non ?

Le bout de la presqu’île est désertique, plus on avance plus la végétation disparaît, il ne reste que des cailloux et des cailloux.

[Leon] Cette région est chrétienne et il faut être aveugle pour ne pas le voir !

Mais ne serait-ce pas notre ferry ? 42 euros pour le Toy, sa remorque et ses 2 passagers pour à peine 30 minutes de traversée. Mais quel plaisir de voguer ainsi sur les flots sans être malade comme un chien ! 

Mais en arrivant de l’autre coté, un tout autre spectacle nous attend, une fois de plus. 

Des feux de broussailles, encore et toujours. Mais contrairement à ce que l’on a vu plus au sud où les moyens sont dérisoires voire inexistants, ici, au Nord près de la frontière italienne et des touristes en nombre, on utilise un Canadair. 

On le voit faire ses rotations, un premier passage pour « voir », un deuxième passage pour le largage et retour en plongée vers la mer pour l’écopage. 

Nous mangerons dans la petite ville de Senj dans un restaurant surplombant cette mer d’un bleu intense. Et d’une transparence ! Ah, si seulement la Croatie possédait des plages de sable fin ! Mais non ! Au mieux, on a droit à une sorte de gravier, au pire à des rochers coupants !

Et les îles, ces îles qui pourraient être paradisiaques, idylliques mais qui ne sont que désertiques et inertes… Pas un cocotier, pas un troquet, pas une Mobylette, rien… Comment voulez-vous vivre d’amour et d’eau fraîche sur ces cailloux arides et infertiles !

Par contre, sur la côte, alors là, ya du touriste, de l’allemand, de l’autrichien, de l’italien et de l’ex-pays de l’Est (slovène, croate, bosniaque, tchèque et slovaque).
D’ailleurs, on a trouvé un nouveau jeu : nos interlocuteurs nous parlent d’abord en allemand puis nous demandent si nous sommes anglais. Au mot « français » ou « french », on a droit à une grimace avec un sourire de désolation et ils repassent soit à l’allemand (comme notre logeuse de ce soir) soit à l’anglais.  Et nous, ça nous fait marrer 🙂

Notre logeuse parce que nous avons pris gout au logement chez l’habitant(e). Faut dire qu’hier soir à Simuni, camping de 900 places, une promiscuité dérangeante et une saleté qui ne l’était pas moins, c’était intenable. Bref, on voulait rester (et on a payé pour) 2 jours, on est reparti dès le lendemain matin à l’aube !

Mais ici, dans ce petit village de basse montagne (Otocac), on se sent bien alors on va  y rester 2 ou 3 jours. Ou 4, qui sait… Et on va peut-être le trouver, ce fameux sceptre d’Ottokar. A suivre donc.

Jour 12 Misevici – Simuni

Après des au revoir difficiles avec notre hôte (pas vraiment envie de partir), nous avons pris la route du nord, pour aller jusque Simuni, sur une presque-île au dessus de Zadar. On a pris l’option Croatie, les routes de Bosnie étant trop mauvaises pour enchaîner les kilomètres.  Arrivée sans encombre (être attentifs à la route, parfois c’est chaud) et installation dans un camping en bord de mer. J’aime pas. trop de monde.

Partout sur notre route, des incendies au loin ou des traces d’incendie récents. Quelle désolation ! En Bosnie, cela faisait 4 mois et demi qu’ils n’avaient pas vu une goutte d’eau.

 

Le sud de la Croatie était vert, des pinèdes, des forêts, ici, c’est beaucoup plus cramé, limite désertique.

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Jour 11 – Stolac (Bosnie Herzegovine)

Aujourd’hui, nous devions visiter des vieilles pierres tombales médiévales à Stolac. Environ 60 km de notre camp de base.

  • On a mis 5 heures pour faire 120 km. On s’améliore 🙂
  • On a découvert la route nationale à Bullet (RNB)
  • Celle ou deux véhicules ne se croisent pas
  • Celle ou tu croises des troupeaux régulièrement
  • Celle ou, tu passes, et les arbres sont encore en feu sur le coté de la route !!!! (euh….. et ensuite tu croises un calmion citerne avec le logo inflammable dessus….hallucinant)
  • On oublie les cailloux (pas graviers, hein, cailloux étalés dans les virages)

La fameuse route nationale est limitée à 30, parfois 40 ! et nous jeunes voyous que nous sommes avons parfois fait des pointes à 50 !!! si si !!!!

L’aller retour difficile, sous la chaleur revenue, et on a même pas trouvé les tombes. Sur place nous avons demandé plusieurs fois notre route, et chacun nous envoyait à l’opposé de l’autre :). On a fini par laisser tomber. On a même pas mangé ! c’est dire 🙂

Bilan de la journée :

RNB  2 – Bullet 0

  • patte de fixation du pot de la rouge cassé (réparé avec du fil de fer)
  • rivet pop cassé sur protection pot de la chrome (réparé avec ficelle)

A Stolac, les mêmes stigmates qu’a Mostar, et la nature qui reprend ses droits parmi les maisons bombardées et abandonnées.

 

Nous quitterons notre petit logement chez l’habitant demain matin. Un havre de paix au milieu des montagnes, avec piscine (quand même)

Aucun bruit, si ce n’est l’un des deux ânes qui se lâche de temps en temps.

et puis des poules, des lapins, des canards, un chien, un chat 🙂

des piments, des figues, du basilic, j’en oublie plein !

et on mange…. bien !

On remonte plus au nord….. (snif)

 

en apparté

J’ai compris la malcomprenation de l’histoire du ferry : il y a deux stari grad……

pfuuuuuu….. c’est que pour perdre les pauvres touristes 😉

 

 

Jour 10 – Muraille de Chine

c’était pas si loin, alors on a craqué……

mais non, c’est pour voir si ça suit 🙂

On a pris nos petites bullet, et on est partis en rando sur la presqu’ile de Peljsac. Et à l’entrée, surprise, 5 km de murailles sur la montagne, surprenant !

On a commencé par faire le plein à 0.90 centimes le litre : le paradis du motard !!!! enfin le prix du carburant et les paysages, parce que les routes…. C’est pas compliqué, au premier feu rouge, Léon et moi on a posé le pied par terre, si on l’avait posé sur une savonnette çà aurait fait pareil !!!! rappel, nous sommes en Bosnie, nous sommes équipés, et nous sommes les seuls à l’être : les autres roulent sans casque, sans gants, en tongs, en short… sans rien….

On a passé la frontière, et filé vers notre destination, et c’était bonheur sur deux roues. Des petites routes superbes, des paysages à couper le souffle, on se serait arrêtés tous les 50 mètres.

 

On voulait rentrer par ferry, pour le fun, mais bon, les horaires c’était pas çà, alors on a fait (avec grand plaisir), la route en sens inverse.

Le tout sous un petit vent hyper agréable, bref, super journée.

re-passage de frontière, j’étais devant et je ne me suis pas arrêtée au contrôle de police. bin ouais quoi ? ca fait je ne sais pas combien de fois qu’on sort nos papiers ces jours ci :))))))

Ils ne nous ont pas poursuivis pour autant 🙂

L’autre gaffe de la journée ? comme souvent on nous sert le plat (viande) sans accompagnement, j’ai, machinalement, commandé des frites avec mes pâtes aux fruits de mer :))))) MDR

 

 

 

Jour 9 Mostar – Kravica – Agrutorizma Mastuko Misevici (Bosnie Herzegovine)

Ce matin, nous quittons notre hôtel entouré d’un coté par une mosquée, de l’autre par une église….

Laquelle église, je m’en suis rendue compte ce matin, est protégée par une double façade : d’ailleurs vous a t-on parlé des portes de chambres de notre hôtel blindées avec œilleton ?

Direction Kravica, et ses chouettes cascades, d’une largeur de 120 mètres et d’une hauteur de 26 mètres :

Un très beau site !!! ps: je reprendrai les photos à la maison, tout à l’heure je ne voyais rien avec le soleil 😉

Puis nous devons rouler un peu, 80 km, pour rejoindre l’agrotourism Matusko, logement chez l’habitant, que nous avons réservé.

Autour de nous, nous voyons au loin plein de fumées d’incendies dans les montagnes, effectivement le vent s’est levé et le risque doit être élevé.

Nous prenons pourtant des routes notées « rouges » sur ma carte, mais….

Deux véhicules ne se croisent pas à allure normale !

Notre route nous amène sur un des foyers d’incendie :

qui se rapproche :

Nous sommes passés environ 100 mètres du front du feu ! personne pour faire la circulation, juste une personne qui nous a fait signe que ca passait… j’avoue je n’étais pas fière….  C’est impressionnant. On passe de l’autre coté de la montagne et on se rend compte que çà vient juste de brûler par la 🙁

Quand je repense à tous ces foyers que l’on a vus au loin, il y a un paquet d’hectares qui sont partis en fumée ! ah oui… sur ce foyer, nous avons vu deux véhicules de pompiers, juste en surveillance à la descente.

Nous arrivons chez notre hôte, une chouette petite chambre dans une ferme avec piscine. Et ce soir, il nous a cuisiné un plat local. De l’agneau et des pommes de terre cuites  à l’étouffée sous de la braise ; délicieux !

Pour finir, le coucher de soleil pour ce jour ?