Jour 13 Simuni – Otocac (Croatie)

Nous avons quitté Simuni, et plutôt que de faire route inverse sur cette grande presqu’île, nous avons opté pour le ferry. Ça manquait, non ?

Le bout de la presqu’île est désertique, plus on avance plus la végétation disparaît, il ne reste que des cailloux et des cailloux.

[Leon] Cette région est chrétienne et il faut être aveugle pour ne pas le voir !

Mais ne serait-ce pas notre ferry ? 42 euros pour le Toy, sa remorque et ses 2 passagers pour à peine 30 minutes de traversée. Mais quel plaisir de voguer ainsi sur les flots sans être malade comme un chien ! 

Mais en arrivant de l’autre coté, un tout autre spectacle nous attend, une fois de plus. 

Des feux de broussailles, encore et toujours. Mais contrairement à ce que l’on a vu plus au sud où les moyens sont dérisoires voire inexistants, ici, au Nord près de la frontière italienne et des touristes en nombre, on utilise un Canadair. 

On le voit faire ses rotations, un premier passage pour « voir », un deuxième passage pour le largage et retour en plongée vers la mer pour l’écopage. 

Nous mangerons dans la petite ville de Senj dans un restaurant surplombant cette mer d’un bleu intense. Et d’une transparence ! Ah, si seulement la Croatie possédait des plages de sable fin ! Mais non ! Au mieux, on a droit à une sorte de gravier, au pire à des rochers coupants !

Et les îles, ces îles qui pourraient être paradisiaques, idylliques mais qui ne sont que désertiques et inertes… Pas un cocotier, pas un troquet, pas une Mobylette, rien… Comment voulez-vous vivre d’amour et d’eau fraîche sur ces cailloux arides et infertiles !

Par contre, sur la côte, alors là, ya du touriste, de l’allemand, de l’autrichien, de l’italien et de l’ex-pays de l’Est (slovène, croate, bosniaque, tchèque et slovaque).
D’ailleurs, on a trouvé un nouveau jeu : nos interlocuteurs nous parlent d’abord en allemand puis nous demandent si nous sommes anglais. Au mot « français » ou « french », on a droit à une grimace avec un sourire de désolation et ils repassent soit à l’allemand (comme notre logeuse de ce soir) soit à l’anglais.  Et nous, ça nous fait marrer 🙂

Notre logeuse parce que nous avons pris gout au logement chez l’habitant(e). Faut dire qu’hier soir à Simuni, camping de 900 places, une promiscuité dérangeante et une saleté qui ne l’était pas moins, c’était intenable. Bref, on voulait rester (et on a payé pour) 2 jours, on est reparti dès le lendemain matin à l’aube !

Mais ici, dans ce petit village de basse montagne (Otocac), on se sent bien alors on va  y rester 2 ou 3 jours. Ou 4, qui sait… Et on va peut-être le trouver, ce fameux sceptre d’Ottokar. A suivre donc.

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